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Bibliothèques Quincy

Quincy - Bibliothèque Antoine de St Exupery

8 rue de Combs-la-ville
91480 Quincy-sous-Sénart

01 69 48 20 28

  • Mardi

    • Mardi : 09h30 - 12h30
    • Mercredi : 10h - 12h30 / 14h - 17h30
    • Jeudi : 09h30 - 12h30
    • Samedi : 09h30 - 12h / 14h - 17h30
Services
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Quincy - Bibliothèque Jean de la Fontaine

rue Edgar Degas
91480 Quincy-sous-Sénart

01 69 00 99 92

  • Mardi

    • Mardi : 15h - 17h30
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Située rue Franklin Roosevelt, une boîte de retour vous permet de restituer tous les documents que vous avez empruntés, en dehors des heures d’ouverture de la bibliothèque Antoine de Saint Exupéry.

Soulevez le rabat et faites glisser les documents dans l’ouverture. Pensez à vérifier que les boîtiers des DVD et des CD ne sont pas vides !
Les retours des documents dans notre logiciel informatique seront réalisés par nos équipes dès que la médiathèque ouvre ses portes au public

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Les oubliés du dimanche (Valérie Perrin)

note: 4Corbeau "bienveillant" Marie - 12 juin 2019

Roman d'amours passés, présentes, inavoués.
Lecture poétique.

Le retour à la terre n° 6
Les Métamorphoses (Jean-Yves Ferri)

note: 4Manu et Mariette, le retour ! Valérie - 12 juin 2019

Cela faisait 10 ans que l'on attendait un nouveau tome du "Retour à la terre" ! 10 ans que l'on se demandait : mais que sont-ils devenus ? Et les revoilà: Mariette attend un deuxième enfant. Manu, lui, face à cette nouvelle fracassante, se lance à la recherche de son père....C'est toujours aussi drôle, vif et frais avec des personnages hauts en couleur (ah ! Madame Mortemont et son portable !) Vivement le prochain opus....dans moins d'une décennie, si possible Messieurs les auteurs !

Dos au mur (Nicolas Rey)

note: 2Nicolas Rey manque d'acide son style aussi. Candy - 11 juin 2019

Nicolas Rey abstinent, c'est un livre sans doute sincère, pouvant être à certains égards touchant, mais sans grand intérêt littéraire... Un poil pathétique, et ayant conscience de l'être, ce livre a, qui plus est le mauvais goût de donner aux lecteurs de Rey le rôle du vieux c**: "bah oui ça pouvait pas durer cette vie dissolue, il a ce qu'il mérite ce père déserteur, cet alcoolique, ce drogué". On vieillit.. lui comme nous, que voulez-vous.

Armorican Psycho (Gwenael Le Guellec)

note: 3Crimes du passé Marie - 11 juin 2019

Un photographe brestois est confronté à la disparition d'un ami. Ses investigations l’emmènent en Norvège...Il pleut sans arrêt, l'intrigue est compliquée, brumeuse comme le temps, mêlée de descriptions longuettes.Bref un roman qui gagnerait à être plus resserré. L'auteur hésite entre écrire un roman ou un policier.

Travelling (Tanguy Viel)

note: 2Lentement Marie - 11 juin 2019

Faire le tour du monde en 100 jours est un défi que se donnent les auteurs. Successions d'impressions sur l'espace, le temps, le rêve, la réalité... Absence d’anecdotes, à peine quelques descriptions, des références à des héros de roman... bref, on s'ennuie.

Miss Jane (Brad Watson)

note: 4Handicapée Marie - 11 juin 2019

Naître handicapée interdit à Jane de vivre pleinement une vie de femme. Mais sa volonté et son courage ne faibliront pas. Un livre optimiste !

J'ai encore menti ! (Gilles Legardinier)

note: 5blackout Jean-François - 12 mai 2019

Malgré leur prix, il revient encore moins cher d’acheter un livre de Legardinier que de se payer une séance chez un psychanalyste. On peut même l’emprunter, ce qui revient encore moins cher. Bref, tout cela pour dire que la lecture de son dernier opus me conforte dans l’idée que l’on peut se passer du corps médical dans bien des domaines, dont le bien-être personnel. Fidèle à sa réputation, le dernier opus de cet auteur fécond nous entraîne dans la tentative de Laura, une jeune femme atteinte d’amnésie à la suite d’une chute de poney, pour se reconstruire et retrouver un semblant de vie sociale. Elle y parviendra, et bien au-delà de ses espérances. Mais, au-delà de ses mésaventures, contées avec l’humour que l’on connaît, tout l’intérêt de l’histoire réside dans les multiples à-côtés, le monde nouveau que Laura découvre avec son âme redevenue celle d’un enfant, et les réflexions de l’auteur sur la vie quotidienne, ses travers et les joies qu’elle procure lorsque l'on sait en profiter. Un agréable bain de jouvence, et une analyse pertinente de la société actuelle.

Congo requiem (Jean-Christophe Grangé)

note: 5qu'elle est douce ma françafrique Jean-François - 8 mai 2019

Chez les Morvan on est chtarbé de père en fils (et en fille). Pourtant le père, Grégoire, ce grand flic magouilleur, spécialiste de la sulfureuse Françafrique, a exercé au cours de sa carrière les plus hautes fonctions au sein de l’administration française, allant jusqu’au grade de préfet, sans parler de ses responsabilités occultes auprès des gouvernements successifs. Jean-Christophe Grangé comme à ses habitudes ne fait pas dans la dentelle: tous pourris ! Bien et mal se mêlent inextricablement dans ce thriller politique haletant mettant aux prises ce père, honni pour sa conduite scandaleuse, et ses propres enfants. Erwan, l’aîné, a embrassé la même carrière policière, tout en vouant son père aux gémonies. Loïc, le puîné, a eu longtemps pour compagne l’héroïne, quant à Gaëlle, la cadette, elle aurait pu écrire le Guide Michelin des établissements psychiatriques. De multiples rebondissements vont amener ces personnages à se côtoyer, d’abord à leur corps défendant, puis dans une quête commune de la vérité et vont les amener à réunir leurs forces dans un même désir de vengeance. Si l’on oublie le message, guère réjouissant en ces temps de doute, on ne peut s’empêcher d’être happé par le talent fou de ce raconteur d’histoires horribles. Un Grangé de plus, et pas le moindre…

Chien-Loup (Serge Joncour)

note: 3Isolement Marie - 7 mai 2019

Mise en parallèle de la vie d'un village au début de la grande guerre et d'un couple moderne qui vient passer des vacances.
L'isolement des lieux peut-il favoriser un retour vers la sauvagerie et la violence ?

Emma ne veut pas dépasser (Céline Person)

note: 4Quand on dépasse Charlène - 2 mai 2019

J'ai beaucoup aimé cette histoire qui a pour intérêt d'apprendre à l'enfant à relativiser. Ce livre ouvre une porte vers l'imaginaire de l'enfant à travers une succession de rencontres improbables entre une petite fille et un univers fantastique. Il appartiendra à l'adulte qui le lira à son enfant de comprendre que parfois les règles et consignes heurtent l'enfant dans sa créativité et ce qu'il y a de plus naïf et innocent chez l'enfant..

Le voyage de Pippo (Satoe Tone)

note: 4Comme une berceuse Charlène - 2 mai 2019

Cet album est tout en douceur. Des illustrations aux couleurs pastel et la tendre histoire d'une amitié en devenir à travers les aventures de Pippo... Cet album fait découvrir à l'enfant l'amitié et rappelle à l'adulte qui lui lira que l'amitié est une chose délicate qui se construit au fil du temps. Je recommande grandement comme livre du soir pour bercer vos enfants au pays des rêves.

Pacotille, Ratapène et Comédon (Lucile Thibaudier)

note: 4Vilaine histoire de sorcière Charlène - 2 mai 2019

Tout l'univers monstrueux des sorcières et autres créatures d'Halloween raconté dans un bel album illustré. Ce livre est très agréable à lire aux enfants, d'autant plus qu'il est très poétique (par ses rimes surprenantes). Je recommande grandement pour des enfants qui aiment se faire peur et peut être même pour ceux qui voudraient arrêter d'avoir peur. L'enfant s'identifiera avec plaisir aux petits personnages du livre.

San Perdido (David Zukerman)

note: 5Une légende Marie - 2 mai 2019

Roman d’aventure, chronique sociale, fable, notre héros Yerbo Kwinton devient défenseur des opprimés, justicier des pauvres. Lecture qui tient en haleine.

Je suis ici pour vaincre la nuit (Marie Charrel)

note: 3Vivre libre Marie - 29 avril 2019

Portrait d'une femme qui se fit un nom en tant que peintre mais qui disparut au camp de Ravensbrück en 1945. Sa petite nièce tente de faire revivre sa grand tante avec le peu de témoignages qui restent. Encore une fois, l'évocation de l'artiste se contente de descriptions sans aucune reproduction.

Vigile (Hyam Zaytoun)

note: 5Apnée littéraire Valérie - 19 avril 2019

Hyam Zaytoun nous raconte cette nuit à jamais marquée au fer rouge dans sa mémoire, où l'homme qu'elle aime est victime d'un arrêt cardiaque. Elle a le réflexe de pratiquer tout de suite un massage cardiaque et d'appeler les secours. Transporté à l'hôpital, son compagnon est placé en coma thérapeutique. Suivent alors des jours d'angoisse, suspendue à la respiration artificielle de son homme et au diagnostic des médecins. Mais elle reste là, debout, fidèle vigie, ne lâchant rien et gardant malgré tout espoir. Ce récit est bouleversant : c'est à la fois un texte pudique et une magnifique déclaration d'amour, une ode à la vie. Tout est émouvant et d'une grande force. La lecture se fait d'une traite, comme en apnée, tant le dénouement nous importe ! A lire absolument.

A voix haute (Stéphane De Freitas)

note: 5Des clichés mis à mal... Valérie - 19 avril 2019

Voici un film formidable ! Pendant quelques mois, on suit le parcours d'un groupe d'étudiants issus des banlieues et embarqués dans la préparation du concours "Eloquentia" en Seine-Saint-Denis. On est au plus près de leurs préoccupations, de leurs angoisses, de leurs interrogations. On rit avec eux pendant les séances de répétition, on est ému par leur parcours et on applaudit à la finale devant tant de talents ! Bref un super 8 émotionnel ! On vibre avec tous ces jeunes : quelle cure de jouvence et d'optimisme ! Un documentaire salvateur pour faire tomber bien des a-priori...

Amoureuse (Véronique Sanson)

note: 5Happy 70e birthday ! Valérie - 18 avril 2019

Il y a des albums qui font partie de nos vies comme des compagnons fidèles : "Amoureuse" de Véronique Sanson est de ceux-là: j'y reviens régulièrement et chaque écoute me conforte dans l'idée que ce disque, publié en 1972, est un pur chef-d'oeuvre. Un premier album parfait. Tout Sanson est déjà là. On y retrouve des chansons d'une beauté rare, composées par ses soins et produites par Michel Berger, son compagnon de l'époque. "Amoureuse" et "Bahia" restent des standards et cette voix, ce vibrato si unique, porte toute l'émotion de textes forts, engagés, féministes d'une artiste qui n'a jamais eu "besoin de personne" pour s'imposer et devenir une icône de la chanson française, mais une icône plutôt rockn'roll à qui l'on souhaite longue vie et plein de nouvelles chansons !

Au secours des Zulus-Papous (Thierry Dedieu)

note: 5Si je fusse une grenouille... Candy - 16 avril 2019

Derrière ces dessins acidulés, au style presque enfantin, se déroule un véritable plaidoyer et une critique acerbe d’actes commis par l’Homme, envers l’Homme. Sans jamais donner de leçon, derrière cet apparent détachement vous attend une chute surprenante qui vous arrachera un sourire (jaune), et comme souvent avec Dedieu, on referme le livre, et on ouvre l’esprit.

La naissance (Agnès Rosenstiehl)

note: 5La (re)Naissance: Indispensable Candy - 16 avril 2019

Précieuse ré-édition mise à jour, de "La Naissance", d’Agnès Rosensthiel. L’auteure du célèbre personnage de Mimi cracra adopte ici trait, fin, sobre, subtil et idéal pour illustrer l’universel sujet de l’amour et de la naissance. Il ne sera question ni de choux, ni de roses… Des mots choisis avec simplicité et précision, pour répondre à des questions, et en appeler d’autres.

Le repaire (Emma Adbåge)

note: 5La liberté apprivoisée Candy - 16 avril 2019

Ah ! une ode à la liberté de se faire mal, de se créer un monde dans un simple trou, à ne pas mettre les enfants sous papier-bulle… et au quand bien même les grandes personnes essaieraient d’empêcher tout ça… l’enfance reprendrait ses droits !

Silence ! (Céline Claire)

note: 5Do-ré-mi-Fa-Sol-la... Silence ! Candy - 16 avril 2019

Sur le texte de Céline Claire rythmé et qu’il est réjouissant de lire à haute voix, Magali Le Huche crée ce petit monde qu’on lui connait bien, fourmillant de détails malicieux, et de vie, de la vie partout ! Une petite fable moderne, qui donne envie de « danser, danser, danser ! " comme Monsieur Martin !

Mais qui a craché sur la maison du hérisson ? (Thierry Dedieu)

note: 5Nom: Dedieu Candy - 16 avril 2019

Si vous n’avez pas encore eu l’immense bonheur de découvrir l’œuvre de Thierry Dedieu, en voilà une occasion. Cet éminent auteur illustrateur maîtrise une quantité de techniques et de styles époustouflante, mais ce qui caractérise son œuvre tient en deux mots : une profonde humanité et un humour décapant. Dans cette nouvelle collection aux dessins naïfs, La fourmi n°7707 accompagnée de Cruchod l’escargot, s’en va lever bien des mystères sur la facétieuse et étonnante nature qui nous entoure. De quoi se coucher moins « bête » et avec le sourire !
Dans un tout autre genre découvrez du même auteur : « 14-18 : une minute de silence à nos arrières grands-pères courageux » ou encore la trilogie : « Yakouba », « kibwé »,« Yakoubwé », récit initiatique d’un jeune garçon en Afrique, ou encore « Le roi des Sables » un conte illustré par des photos de sculptures de sable…

Le Chant des revenants (Jesmyn Ward)

note: 4Touchant et poétique Valérie - 14 avril 2019

Jesmyn Ward se fait le témoin d'une Amérique noire isolée et en proie à la violence dans un roman magnifique sur la famille, le racisme et l'addiction. Un regard sans concession, une plume engagée, un esthétisme et un lyrisme ensorcelant font de ce roman polyphonique une belle découverte.

Killing Eve - saison 1 (Jon East)

note: 5Attrape-moi si tu peux ! Valérie - 14 avril 2019

Villanelle, insaisissable tueuse à gages aux méthodes quelque peu sadiques, nargue et laisse impuissants les services secrets britanniques, convaincus que seul un homme est capable de telles horreurs. Eve Polastri, agent du MI5, un peu placardisée par sa hiérarchie, sent que quelque chose ne va pas.... Elle se lance alors seule dans une dangereuse enquête, entre Londres, Paris et l’Europe de l’Est, sur les traces de cette séduisante criminelle et va bientôt faire la connaissance de son énigmatique commanditaire. Une série hyper addictive par son suspense, son humour noir et ses deux héroïnes formidablement interprétées...vivement la saison 2 !

Le fanal bleu (Colette)

note: 5 Des souvenirs, encore et encore… Jean-François - 14 avril 2019

Dans "Le fanal bleu", Colette poursuit l’écriture de ses mémoires, entrelaçant ses souvenirs à l’évocation de son quotidien, écriture entamée quatre années auparavant avec "L’étoile Vesper". Le ton est toujours aussi léger, la langue toujours aussi belle, bravant la progression de l’invalidante arthrite qui la cloue sur un fauteuil dans son domicile parisien. Au passage, un beau portrait de Marguerite Moreno, qui fut son amie sa vie durant. Mais le plus intéressant, comme d’habitude chez Colette, est son évocation des animaux, des plantes, de la nature, même lorsqu’elle ne la voit plus que depuis sa fenêtre. Un bonheur…

La souris philosophe (Michel Piquemal)

note: 4Souris pas sotte Candy - 13 avril 2019

Michel Piquemal rend hommage à Jean de La Fontaine en brodant un récit autour de la célèbre fable : Le Lion et le Rat. Ou comment un lion convaincu de sa noblesse héritée du sang et reposant sur la peur et les privilèges se laisse convaincre par la venue d’une providentielle souris des vertus de la sagesse et de l’entraide.

Tout ce qu'il faut pour une cabane (Carter Higgins)

note: 4Abriculture Candy - 13 avril 2019

Un album poétique aux illustrations délicates en harmonie avec un texte qui invite à la sérénité. Dans un décor digne de Neverland, peuplé d’Enfants Perdus en version plus citadine que leurs comparses, l’on suit les étapes nécessaires à la construction d’un abri, d’un idéal, d’une société utopique… et si l’on ne peut atteindre cet idéal, on peut toujours y tendre, y travailler, car « Tout ce qu’il faut pour une cabane, c’est avoir du temps, et lever les yeux ».

Pupille (Jeanne Herry)

note: 5Nécessaire Valérie - 13 avril 2019

"Pupille" est un film précis, documenté, qui raconte avec une sensibilité rare la belle histoire de l'adoption d'un enfant né sous X. Tout sonne formidablement juste, des mots aux situations. L'adoption, malgré les rouages administratifs, n'est pas vécue comme un chemin de croix mais comme une délivrance. On ne peut qu'être touché et ému aux larmes par l'interprétation de tous les acteurs (y compris les bébés !) avec une mention spéciale à Gilles Lellouche en "papa poule de substitution" formidable et à Elodie Bouchez en adoptante fragile et bouleversée. Un voyage émotionnel intense pour une histoire forte et universelle.

Dites-lui que je l'aime (Clémentine Autain)

note: 4Mater dolorosa Valérie - 13 avril 2019

Voilà une lecture profondément émouvante et dérangeante. Clémentine Autain a perdu sa mère, l'actrice Dominique Laffin, à l'âge de 12 ans. Une mère qui n'a pas su ou qui n'a pas pu l'élever et qui a laissé une enfant seule et profondément meurtrie. Pendant des années Clémentine préfère se fermer à toute évocation et tout souvenir. Devenue mère à son tour, elle se lance aujourd'hui à la quête de l'absente : une actrice que l'on découvre entière, féministe, engagée, dévorée par la vie. Certes les premiers chapitres sont lourds d'une certaine rancoeur (elle parle même de "haine") mais le ton s'apaise peu à peu, pour laisser place à une belle lettre d'amour . Il faudra toutefois attendre le dernier chapitre, la dernière page, la dernière ligne, pour trouver ces deux derniers mots : "ma maman".

Même les monstres (Thierry Illouz)

note: 4Compte de faits. Candy - 12 avril 2019

« Mais, tu arrives à te regarder dans un miroir ? » « Comment tu peux être au côté de cette personne ? » « Tu penses aux victimes parfois ? » « Comment c'est possible de défendre un MONSTRE ? » Les monstres ça n’existe pas ailleurs que dans la mythologie ou les contes de fées. Avec une grande sensibilité, un propos juste et concis, Thierry Illouz défend la notion de justice des hommes. Car là où l’on confine au statut de monstre, il n'y a plus de notion d’alter-ego. Le mal devient marginal, dissocié de la société alors délestée de toute forme de responsabilité. A ce titre d’homme déchu, le « monstre » ainsi nommé, ne peut plus bénéficier d’aucune forme de justice, le concept lui-même, de justice, n’a alors plus lieu d’être. Puisque l’on « est monstre », « on naît monstre » ? L’auteur érige ici un rempart contre cette dangereuse mais compréhensible facilité de l’esprit, à l’aide d’un dénominateur commun à tout individu, inaltérable : l’humanité.

L'Arabe du futur n° 2
Une jeunesse au Moyen-Orient (1984-1985) (Riad Sattouf)

note: 5Le futur, c'était mieux avant Candy - 10 avril 2019

Vous n'avez pas encore cédé à l'appel de cette BD relevant du génie? Quelle chance ! Vous allez pouvoir lire 4 tomes à la suite, là où nous, pauvres lecteurs de la première heure, avons attendu avec avidité la parution de chacun des tomes. Ouf, il n'en reste qu'un! à moins que... oh non! plus qu'un?! Découvrez le parcours incroyable de Riad Sattouf, dont la bonhomie qui le caractérise fait écho à l'enfant vif mais ingénu, qu'il a été. Un récit qui n'épargne rien de ce que l'enfance et le monde ont de cruel, tout en étant terriblement drôle. Du génie, je vous dis.

La déconfiture n° 2
La déconfiture - Deuxième partie (Pascal Rabaté)

note: 4Déconfiture sans fiorture Candy - 10 avril 2019

Dans une sorte d'épure de traits, de sentiments, de paroles, Rabaté nous emmène sur les chemins de campagne où nous partageons l'incompréhension penaude des appelés... il en faut du talent, pour rendre si poignant un récit ayant pour unique parure, la simplicité.

The four, le règne des quatre (Scott Galloway)

note: 5Gafapocalypse Candy - 10 avril 2019

Avec un humour déconcertant et ô combien efficace, cet éminent professeur et homme d'affaires décrypte les modèles, méthodes, des plus grandes puissances économiques actuelles et jamais connues : Amazon, Facebook, Google, Apple. L'auteur construit son traité en 4 chapitres identifiant chacune des entités à l’un des cavaliers de l'Apocalypse. Et effectivement, cela fait froid dans le dos. Cet ouvrage cite ces nombreuses sources, lui ayant permis d'étayer un propos clair, concis et accessible à toute personne n'ayant jamais lu la moindre ligne d'économie/marketing. C'est un outil redoutable pour comprendre, les enjeux et les liens entre business et politique. De quoi exercer, avec davantage d'éclairage, son pouvoir démocratique.

Einstein, le sexe et moi (Olivier Liron)

note: 1Einstein, le Sexe... Sans moi Candy - 10 avril 2019

Le titre que j'avais trouvé énigmatique est en fait quelque peu racoleur. Récit sans valeur ajouté aux faits réels, à savoir, la participation glorieuse de l'auteur à l'émission de télé "Questions pour un Champion". N'ayant pas la télé, l'idée de me faire raconter une émission, quand bien même depuis la singulière (Olivier Liron est diagnostiqué Asperger) boîte crânienne d'un candidat, ne m'a pas intéressée le moins du monde. Une ou deux formulations (qui se veulent) percutantes... Mouais. Du Voici littératurisé (?)

Simple (Julie Estève)

note: 5Sang complexe Candy - 10 avril 2019

Derrière l'apparente simplicité de l'intrigue, du personnage principal, du récit... se dissimulent l'écriture et le talent de Julie Esteve, tranchants comme une lame, brillants comme un caillou précieux. Elle interroge la place du "baoul", le fou dans la Cité, incarnation salutaire d'une folie que l'on met à distance, car la folie c'est lui. Ce n'est donc pas nous.
Elle nous surprend à donner tant de grâce à cet homme à l’innocente brutalité, rarement considéré comme alter-ego par ses "compagnons" viciés dont il fera à plus d’une occasion, les frais.

Pensez-vous vraiment ce que vous croyez penser ? (Marianne Chaillan)

note: 5A lire absolument ! Sandra - 9 avril 2019

Choisi par pur hasard, la découverte de cet ouvrage n'en a été que plus intéressante. "Pensez-vous vraiment ce que vous croyez penser ?" est un livre qui a pour but de faire réfléchir le lecteur sur sa façon d'appréhender l'éthique et la morale, autant d'un point de vue très théorique - avec des explications claires et accessibles sur des philosophes de tout bord - que d'un point de vue pratique - avec beaucoup de mises en situation et de cas très concrets. Ce livre cherche à nous faire comprendre comment nous pensons ce qui est moral ou non et de tenter de nous donner les clés pour harmoniser nos principes moraux avec nos jugements. Le tout est fait avec la plus grande bienveillance et grâce à une écriture légère qui permet de passer un bon moment tout en apprenant des tas de choses. En bref : à lire absolument !

Sido (Colette)

note: 5la tribu Jean-François - 7 avril 2019

Sido, la mère, Le Capitaine, le père, Les Sauvages, ses deux frères. L’enfance de Colette s’est déroulée entre ces quatre êtres, au sein d’un foyer fusionnel dominé par la figure de la mère. Dans ce court roman, l’auteure brosse leur portrait, à sa manière, certes quelque peu "maniérée" mais dans une langue si riche et si belle qu’on ne s’ennuie jamais même lorsqu’au bout du compte on se demande de quoi elle a bien voulu parler. Une enfance heureuse, donc, de l’aveu de Colette, même si on peut émettre quelques doutes, tant la figure de Sido semble fortement retouchée. Cette femme fantasque, rebelle et tout à la fois fortement attachée aux traditions, autoritaire et pourtant aimée à la folie, a dû quelque peu perturber cette fillette qui a bien du mal à trouver sa place entre ses deux frères, choyés par leur mère, et une grande sœur qui a su très tôt prendre le large. Une chronique familiale pleine de tendresse, s’efforçant à la sincérité, à lire et à relire pour comprendre le destin étrange de cette écrivaine, devenue à la force du poignet un fleuron de la littérature française du vingtième siècle…

Roulez jeunesse (Julien Guetta)

note: 5Une pincée de Judor Pierre - 6 avril 2019

Un sujet grave, des sujets graves...
Une touche de comédie dans ce monde de brutes. Abandon, drogue, débrouille & innocence. La proximité de la caméra offre un point de vue vrai, une forte tonalité aux jeux d'acteurs. On est au coeur d'un drame. Le choix du "dépanneur" n'est pas anodin. Il arrive à point nommé (pour lui et ses protégés), à la rescousse d'un équilibre familial en perdition.

Les jours infinis (Claire Fuller)

note: 4Survivre Marie - 5 avril 2019

Roman de la fin du monde où une petite fille et son père vivent en forêt des ressources locales et ceci pendant 9 ans. Croyant le monde détruit, la fillette survit tant bien que mal jusqu'au jour où elle rencontre un homme... ils ne sont plus seuls. L'idée du retour fait son chemin.

Les Disparus du phare (Peter May)

note: 5Amnésie et néonicotinoïdes Jean-François - 31 mars 2019

Un homme surgit un beau jour sur une plage des Hébrides extérieures, ces îles venteuses situées à l'extrême pointe ouest de la lointaine Écosse. Amnésique, il va lentement devoir reconstituer sa vie, ou ce qu'il croit être sa vie, avec les éléments à sa disposition: une amie, avec laquelle il va rapidement retrouver les gestes de l'amour, des papiers d'identité retrouvés au fond d'une caisse. En parallèle, on suit les pérégrinations d'une adolescente en révolte, Karen, qui ne s'est jamais remise de la mort de son père. Dès les premières pages, le lecteur tente d'établir un lien entre ces deux itinéraires que tout semble opposer, mais l'auteur est habile à tromper son monde et il va falloir de la patience, beaucoup de patience, pour dénouer l'écheveau de cette incroyable machination. Fort heureusement, on ne s'ennuie pas à suivre toutes les pistes qui s'ouvrent à notre perspicacité, jusqu'au feu d'artifice final, sur un îlot isolé au milieu d'un océan déchaîné…

44/876 (Shaggy)

note: 4une découverte Pierre - 30 mars 2019

Pas forcément adepte du genre (et quel genre d'ailleurs ?), je me suis laissé emporter sur leurs paroles, Shaggy & Sting, ensemble. C'est reposant ou rythmé, mélodieux. Une découverte intéressante.

L'Empreinte (Alexandria Marzano-Lesnevich)

note: 4De sang froid ! Valérie - 29 mars 2019

Totalement hybride, ce livre entre roman et témoignage relate la vie et les procès de Ricky Langley pédophile et meurtrier du jeune Jeremy Guillory dans les années 90, tout en racontant l'histoire personnelle de la narratrice. Cette dernière, étudiante en droit, découvre l’affaire et décide d’enquêter plus profondèment pour comprendre les causes et l'origine de ce mal, qui fait étrangement écho à sa propre vie. La lecture est parfois traumatisante mais le style est remarquable et les réflexions passionnantes, notamment sur le poids et les impacts du silence parental, sur le pardon et sur les conséquences du passé. Une vraie découverte !

Les braises (Sándor Márai)

note: 5Un classique de la littérature hongroise Lorinda - Crosne - 27 mars 2019

"Les Braises" est un roman hongrois du milieu du XXe siècle, riche en thèmes, en sentiments. On suit la conversation entre Henri et Conrad, deux anciens meilleurs amis d'enfance, jusqu'à ce que Conrad parte sans explication, quarante ans plus tôt. Devenus des vieillards, ils se confrontent de nouveau, parlant de leur vie respective, de leur amitié, des évolutions du monde. La décadence de l'empire austro-hongrois, la guerre mondiale, l'exil à l'étranger...mais aussi la notion de l'amitié, de l'amour, de l'honneur, le devoir, l'amour de la musique...en décrivant ces deux frères de cœur devenus ennemis, c'est toute l'âme humaine que décrit Sandor Marai.

Espace lointain (Jaroslav Melnik)

note: 5Une dystopie où le monde aveugle règne Lorinda - Crosne - 27 mars 2019

Il faut imaginer, avec difficulté, un monde où les humains ne voient plus depuis des décennies, et où personne ne se souvient même du mot "voir". Chacun se repère dans un espace proche, aux bruits et à la voix, se déplaçant aux échos, à la manière des chauve-souris. Alors, quand le héros commence à "voir", on lui diagnostique le mal de l'espace lointain. Mais cette faculté lui révèle alors la vérité sur le monde autour de lui : les gens vivent dans des sortes de locaux aveugles, des bidonvilles remplis de câbles, au-dessus d'un immense vide et les hommes sont hideux. Doit-il révéler la vérité et détruire le monde dystopique, au risque de bouleverser et détruire la vie de milliers de gens ? Cette vie si bien cadrée, qui se moque des apparences, est-elle si mauvaise ? "Espace lointain" est passionnant et, de rebondissement en rebondissement, nous amène à réfléchir et à nous interroger sur notre propre société et sur les répercussions "après" la destruction d'une dystopie.

L'ancre des rêves (Gaëlle Nohant)

note: 4Une plongée mystérieuse en mer et dans les secrets d'une famille Lorinda - Crosne - 27 mars 2019

Le mystère est le maître mot du roman. Au début, Gaëlle Nohant nous entraîne, mais où exactement ? On découvre une famille dont les enfants font des rêves terrifiants, mais quel est le lien ? Les réponses arrivent petit à petit, et l'autrice sait mener la barque du mystère, mais surtout nous amener à voir et à ressentir l'âme de la Bretagne, de la mer et de ses marins, de façon sensorielle, au gré de mots poétiques et d'une atmosphère prégnante.

La nuit a dévoré le monde (Martin Page)

note: 4Relecture de l'apocalypse de zombies Lorinda - Crosne - 27 mars 2019

Antoine est un parisien fêtard, et même un peu un looser. Il est pourtant un des seuls à être épargné par l'apocalypse zombie qui frappe le monde, enfermé dans l'appartement de sa dernière soirée arrosée. Peu à peu, il s'organise pour vivre, sans chercher à réellement combattre l'épidémie. Le roman est davantage philosophie, nous mettant face à la solitude, au sens de la vie, aux réflexions sur l'existence et l'amour. "La nuit a dévoré le monde" est donc plus intime que la plupart des blockbusters zombies, et plus proche de "Je suis une légende" de Matheson.

Jusqu'ici, tout va bien (Gary D. Schmidt)

note: 4Un roman jeunesse / ado à découvrir Lorinda - Crosne - 27 mars 2019

Doug n'est pas un personnage attachant au premier abord. Il est trop renfermé, trop mutique (même à l'égard de nous, lecteurs), trop distant dans cette nouvelle ville un peu paumée où il débarque. Mais au fil des pages, on s'attache vite à ce jeune garçon, qui change de bien des héros de romans jeunesse, qui apprend à dessiner, qui trouve refuge dans la bibliothèque de sa ville, commence un petit boulot...Ses liens avec sa famille dysfonctionnelle (mère aimante, père alcoolique, frère rebelle, autre frère blessé par la guerre) sont aussi très touchants !

Mystères d'écrivains (Élise Costa)

note: 2Anecdotes sur la vie des écrivains Lorinda - Crosne - 27 mars 2019

En passant d'Emile Ajar à Agatha Christie, par Elena Ferrante, Anne Perry et Stephen King, ce petit livre permet d'en apprendre plus sur de nombreux écrivains, à travers une anecdote. Pas inintéressant, le livre aurait cependant mérité d'être davantage approfondi et fouillé.

Le mur invisible (Marlen Haushofer)

note: 5Survivre dans un monde figé Lorinda - Crosne - 27 mars 2019

L'héroïne de ce roman se retrouve un matin prisonnière derrière un mur invisible, lors d'un séjour dans le chalet d'amis. Au-delà, le monde est figé, plus aucun humain ou animal ne vit. Elle va devoir réapprendre à vivre, à cultiver la terre, à chasser en compagnie du chien resté avec elle. 'Le Mur invisible' est son journal, le récit d'une femme seule au monde qui doit se reconstruire, lutter contre la mélancolie, la solitude et la folie. C'est également une ode à la nature et aux liens avec les animaux.

Le grand secret (René Barjavel)

note: 5virus atomique Jean-François - 24 mars 2019

Lire Barjavel, c’est mordre à pleines dents dans un mets goûteux à souhait, fondant délicieusement sous la dent. Que dire aussi de l’érotisme, présent à toutes les phrases, même lorsqu’il s’agit de décrire ne serait-ce qu’une austère façade d’immeuble. Mais l’art de Barjavel ne réside pas seulement dans la langue, son imagination fertile et sa connaissance du monde lui permettent de nous tenir en haleine dans cette vision, toujours plus actuelle, d’un monde qui court vers sa perte. Comme dans le célèbre "Ravage", l’apocalypse semble bel et bien une création humaine et non une quelconque punition divine venue du fond des âges. La découverte d’un virus mutant aux pouvoirs extraordinaires menace la survie de l’humanité par des chemins très détournés mais terriblement efficaces. Les "grands de ce monde" vont donc décider, dans le plus grand secret, de s’entendre pour prendre des décisions drastiques auxquelles ils vont devoir se tenir coûte que coûte, et le coût, lui aussi, sera terrible. Thriller, espionnage, science-fiction, l’auteur use de tous les genres, sans oublier une merveilleuse histoire d’amour entre deux êtres que tout rapproche et que tout va brusquement éloigner, sans autre remède possible que la mort. Lisez, relisez Barjavel, et profitez de la vie, tant qu’il est encore temps.