Carte interactive

9 VILLES - 11 BIBLIOTHEQUES
1 CARTE COMMUNE

Le navigateur ne peut lire cette carte
Partager "Carte interactive" sur facebookPartager "Carte interactive" sur twitterLien permanent

S'abonner au flux RSS dans une nouvelle fenêtre
Critiques rédigées par Médiathèque de Brunoy

 

Chicago (Marion Richez)

note: 3Parenthèse américaine Médiathèque de Brunoy - 22 mai 2020

Ramona arrive à Chicago pour apprendre le français à des étudiants. Elle va rencontrer Jonathan, un passionné de musique, ainsi que son amie Suzanne. Tous les trois attendent avec impatience le samedi pour se revoir. Une très belle amitié va naître, Ramona va partir pour les fêtes rejoindre son père à Londres. Premier roman très sensible d'une courte histoire d'amitié. A découvrir.

De pierre et d'os (Bérengère Cournut)

note: 3Voyage au pays des Inuits Médiathèque de Brunoy - 22 mai 2020

Les inuits sont les descendants d'un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l'Arctique. Lorsque la banquise se fracture, une nuit, Uqsurakik, se retrouve séparée de sa famille. Son père a juste le temps de lui lancer un harpon et une peau d'ours. Avec des chiens et sa meilleure chienne Ikasuk, elle va résister à une nature hostile et rencontrer un groupe de chasseurs. Uqsurakik sera de nouveau abandonnée ; seul, son animal lui est resté fidèle. La jeune inuit apprend, avance à petits pas dans ce désert glacé et donnera plus tard naissance à sa première fille Hila et va se marier à Naja, un chamane.
Mais tous les êtres ne sont pas vivants, l'homme "lumière" est un esprit. Ce roman (Prix du roman Fnac 2019), tel un parcours initiatique jalonné d'épreuves, raconte la vie d'une jeune fille devenue une femme forte, qui vivra des aventures incroyables, mais sans émotions, sans état d'âme. Ce récit, est à mon avis, trop entrecoupé, de chants, de poèmes, de rituels ancestraux. Hommage à la banquise et au peuple inuit, à découvrir.

Le Maître des illusions (Donna Tartt)

note: 3« Carpe Diem » ou « l’argent ne fait pas le bonheur » Médiathèque de Brunoy - 22 mai 2020

Critique sociale, roman initiatique et psychologique. Best seller mondial (5 millions d’exemplaires vendus). À noter que Donna Tartt à fait une partie de ses études dans le Vermont en compagnie de l’écrivain Bret Easton Ellis. Le narrateur, Richard Papen, jeune étudiant californien, d’un milieu social et culturel très modeste, en quête de sens existentiel, s’arrache à son avenir tout tracé en réussissant à obtenir une bourse pour intégrer une école renommée, Hampden, dans la froide Nouvelle Angleterre. Dès son arrivée il est intrigué puis fasciné par un groupe d’étudiants, une fille et quatre garçons toujours à part ; une sorte de « club des cinq » façon gothique et snob, qui font tous partie de la classe de Grec classique du campus, dirigée par un professeur élitiste et charismatique. Il fait son possible pour s’en rapprocher en se faisant accepter dans ce cours très spécial. Assez rapidement, il déchante car malgré le milieu dont sont issus ces jeunes gens, tous fortunés, intellectuels et d’un physique plus qu’agréable, on constate la même misère affective teintée de romantisme que le pauvre Richard venu de sa côte ouest, mais l’instabilité en plus, car ils n’ont pas de problèmes matériels pour les rattacher constamment au réel. Ils n’arrivent pas à coller à leur monde. Ils sont aussi distants que rejetés. Ils ne font pas la différence entre Épicurisme et Hédonisme : ils confondent recherche du plaisir et décadence. Un jour, une expérience mystique en hommage à Dionysos, qui cache en fait alcoolisme déjà prégnant et prise de psychotropes continuelle, dérape et les mène au drame, à la destruction d’eux-même. Dès le début du roman, on sait qu’un meurtre a eu lieu et l’on connaît le nom de la victime, l’un des cinq étudiants. L’auteur joue sur cette information qu’elle nous donne dès la première page pour cacher d’autres drames à venir. Car il n’y aura pas qu’un mort dans cette histoire... Mais ce n’est pas le plus important. L’intérêt du livre, ce sont les répercussions psychologiques des évènements sur le groupe et sur chaque protagoniste et l’analyse qu’en fait Donna Tartt, malgré des longueurs et un manque d’empathie pour les personnages.

Cartouche (de Broca Philippe)

note: 4Film de cape et d'épée Médiathèque de Brunoy - 16 mai 2020

Au début du 18ième siècle, Louis Dominique Bourguignon, dit "Cartouche" et son petit frère Louison, vivent de petits larcins en ne s'attaquant qu'aux riches. Tout leur butin est distribué à Malichot chef de la bande de voleurs parisiens "Les coquillards".
Fuyant son autorité, Cartouche s'engage alors dans un régiment où il rencontre ses futurs amis, la Douceur et la Taupe. Il devient à son tour chef de gang, un peu comme Robin des Bois. Tout semble lui réussir avec l'amour d'une belle gitane Vénus. Mais Cartouche, incorrigible charmeur, essayera de séduire Isabelle, la femme de son ennemi, le lieutenant général de Ferrusac.

Film de cape et d'épée, aux nombreuses scènes d'action et d'humour avec un final émouvant, ne respecte pas totalement les faits historiques, est réalisé en 1962 par Philippe de Broca.
Entouré par une très belle brochette d'acteurs avec Jean Rochefort, Claudia Cardinale, Jess Hahn parmi tant d'autres, Bébel, au meilleur de sa forme, exécute sans doublage toutes les cascades dans un décor réel à Pézenas (cité médiévale dans l'Hérault).
Divertissant, à regarder en famille à partir de 10 ans.

La cuisine indienne (Judith Simons)

note: 4Voyage gustatif dans la gastronomie indienne Médiathèque de Brunoy - 14 mai 2020

La cuisine indienne recouvre une grande variété de préparations régionales.

Chaque région possède sa propre tradition gastronomique : crème, yoghourt, beurre clarifié (ghee) pour le Nord, piment, noix et huile de coco pour le sud, poisson dans l'est, l'Ouest utilise de nombreux ingrédients étrangers surtout français et portugais.

Les deux meilleurs spécialistes de la cuisine indienne, Shehzad Husain et Rafi Fernandez proposent un choix important de recettes allégées sélectionnées pour les qualités diététiques avec des saveurs incomparables en se servant de nombreuses épices (vous trouverez (en pages 10, 11) un glossaire détaillé).

Pour la préparation de mets délicieux, il est nécessaire de choisir des fruits et des légumes de bonne qualité et de posséder une sauteuse, vous pourrez ainsi préparer des hors-d'oeuvre et des entrées savoureux tels que le poulet tikka, pauvre en graisse ou des filets de poisson "balti" à la noix de coco. Les divers légumes ne sont pas oubliés avec le chou-fleur au curry ou les gombos au yoghourt.

Les desserts, pour terminer le repas en beauté, sont quelque peu oubliés avec 11 recettes seulement comme le sorbet à la mangue ou un pudding aux cheveux d'anges qui vous régalera.

Les photos des 170 recettes de cet ouvrage sont un peu moins attrayantes en raison de l'année d'édition.

Riche en goûts, ne pas hésiter à tester cette variété des trésors de l'Inde pour vous régaler !

Ma Loute (Bruno Dumont)

note: 4Symphonie grinçante au début du 20ème siècle Médiathèque de Brunoy - 14 mai 2020

1910, Côte d'Opale : les Van Peteghem, une famille de bourgeois déjantés, représentée par le chef de famille au corps difforme (Fabrice Luchini), l'épouse tourmentée (Valérie Bruno Tedeschi), la soeur hystérique (Juliette Binoche), le beau-frère un peu déséquilibré (Jean-Luc Vincent), arrive sur leur lieu de villégiature. Ils vont rencontrer les Brufort, des pêcheurs de moules au reconnaissable patois, véritables sauvages et surtout cannibales.
D'étranges disparitions surviennent dans la baie et sur les plages avoisinantes. Une enquête cocasse, conduite par le grassouillet inspecteur Machin et son acolyte Malfroy débute. Les deux policiers ressemblent à Laurel et Hardy ; ils arpentent les dunes, réalisent des découvertes (la scène avec les nudistes est drôle). Ces deux hommes assez laids, visiblement pas très futés, sont touchants par leur candeur. Une histoire d'amour étrange, naît entre le héros Ma Loute (homme ou animal), personnage fascinant au regard inquiétant et Billie la benjamine de la famille lilloise, à l'identité sexuelle ambigüe.
Bruno Dumont sublime la grande beauté du site ; en s'inspirant de cartes postales d'époque, il a ainsi recréé le magnifique décor aujourd'hui disparu de la Baie de la Slack. Il nous montre une certaine métaphore de la lutte des classes. Les acteurs non professionnels sont excellents ; de beaux costumes et des accessoires apportent une touche supplémentaire pour une atmosphère strictement d'époque 1900. Film nommé 9 fois au César 2017, totalement déroutant entre réel et bizarrerie qui peut ne pas plaire. A voir tout-de-même pour son originalité.

La fabrique de poupées (Elizabeth Macneal)

note: 5Une précieuse liberté Médiathèque de Brunoy - 11 mai 2020

A la veille de la première exposition universelle à Londres, deux soeurs sont employées dans une fabrique de poupées, l'une d'elles, au visage défiguré par la vérole, a été abandonnée par son fiancé, Rose, souhaite priver sa jumelle de la vie normale devenue impossible à obtenir. Avec également une petite différence suite à une clavicule enfoncée, Iris ne cesse d'envisager la possibilité de réaliser un rêve inaccessible pour les femmes de son époque, devenir artiste peintre. Par l'intermédiaire d'Albie, jeune garçon des rues, voleur à la tire, Iris va croiser Silas, un taxidermiste étrange et sombre, passionné par les cadavres d'animaux qu'il considère comme ses trésors. Au mépris de sa famille, Iris accepte de poser pour Louis Frost un jeune peintre préraphaélite ; en retour, elle exige qu'il lui apprenne la technique. L'art et l'amour sont au rendez-vous. Obsédé par Iris, Silas est aux aguets ; il considère que la jeune femme qui occupe désormais toutes ses pensées, lui appartient.
Ce premier roman, qui n'est pas sans rappeler l'oeuvre de Victor Hugo "Les Misérables", nous immerge au coeur de l'époque victorienne dans l'univers de la peinture avec des personnages attachants, parfois émouvants ou dérangeants. Je le recommande vivement !

Les huit montagnes (Paolo Cognetti)

note: 5Au coeur des montagnes Médiathèque de Brunoy - 11 mai 2020

C'est l'histoire d'une profonde amitié entre deux garçons de 11 ans, l'une d'origine milanaise et l'autre, montagnard de Grana, un petit village dans le Val d'Aoste. Ils passeront ensemble toutes leurs vacances d'été. Bruno initie Pietro à la découverte des ruisseaux, des baite (lieux abandonnés par les bergers), de la beauté et de la difficulté des montagnes. Le taiseux Bruno et l'innocent citadin Pietro s'entendent à merveille. Piero, le père de Pietro entraîne les deux enfants à la conquête de paysages magnifiques mais son fils ne supporte pas la haute altitude, ce sera donc Bruno, considéré comme un second fils qui l'accompagne sur les crêtes du Grenon. Pietro va continuer ses études et partir comme reporter dans l'Himalya. Bien des années plus tard, il revient voir son ami d'enfance et songe à construire un refuge à la Barma grâce à la part d'héritage de son père décédé prématurément.
Ils ont changé, les rides marquent leurs visages. Bruno, qui s'accroche à ce lieu assez hostile, rêve de s'installer encore plus haut dans une ferme avec des vaches.
Ils vont remettre sur pied une vieille masure, ensemble, ils retrouvent leur complicité d'autrefois et vont apprendre bien d'autres secrets enfouis. Mais est-ce suffisant pour atteindre le bonheur ? L'auteur, dans ce premier roman émouvant, s'attache à nous décrire la beauté et la puissance de la nature des Alpes italiennes à travers une amitié indestructible et rend un vibrant hommage à un ami disparu. Belle découverte.

Quatuor de l'île d'™Öland n° 4
Fin d'été (Johan Theorin)

note: 4Un plat qui se mange froid... Médiathèque de Brunoy - 10 mai 2020

Suède, 1930, sur l'île d'Öland. On enterre Edvard Kloss, un éminent propriétaire terrien. Soudain, des coups dans le cercueil... Pourtant, Kloss est bel et bien décédé selon l'expertise médicale de l'époque. Soixante dix ans plus tard, le domaine des Kloss est devenu un somptueux complexe touristique pour vacanciers branchés et surtout fortunés. Le vieux Gerlof est l'écrin de l'histoire de l'île et de ses souvenirs. Il en connaît les légendes et les mystères et il sait surtout que les injustices vécues par les Hommes ne sont jamais sans conséquences. Alors quand un vieil inconnu revient rôder dans les parages, la mémoire de Gerlof se ravive et son intuition de vieux loup de mer lui souffle que les ennuis de la famille Kloss ne font que commencer. C'est d'abord le meurtre d'un vigile dans la forêt proche puis une épidémie ou intoxication alimentaire qui frappe les clients du complexe touristique.
Alors, justice et reconnaissance seront-elles rendues pour ce qui a été commis voilà 70 ans ? Ce cinquième roman de Johan Theorin nous emmène toujours sur l'île d'Öland au sud de la Suède. L'intrigue nous promène au fil du 20e siècle, entre l'histoire mondiale et un secret de famille bien gardé. Une écriture limpide, de courts chapitres donne du rythme à ce roman bien construit où les personnages sont attachants et l'intrigue très addictive.

Le sport des rois (C.E. Morgan)

note: 4Épopée américaine Médiathèque de Brunoy - 7 mai 2020

L'histoire se déroule à Paris, bourgade du Kentucky aux États-Unis. A la mort de son père, Henry Forge a transformé la plantation de maïs en haras de luxe en élevant des étalons de course et cherche à produire le pur-sang absolu. Autoritaire, le sexiste et raciste Henry fait plier l'ensemble de son entourage, y compris sa fille unique Henrietta. Il lui transmet sa passion et son obsession pour la perfection. Mais la jeune femme cherche à gagner sa liberté. De son côté, Allmon Shaughnessy, issu d'une lignée d'esclaves noirs, a vécu avec sa mère malade dans le quartier pauvre d'une ville du sud proche du domaine Forge. Il est très doué avec les chevaux mais est devenu dealer de crack. Après sept années passées en prison, il est engagé comme garçon d'écurie et ainsi chargé d'élever Hellsmouth, une magnifique jument à la génétique irréprochable pour la transformer en pouliche exceptionnelle. La fougueuse Henrietta va aimer Allmon en cachette, un fils Samuel naîtra.
Les descriptions riches en détails sont parfois longues. Avec une forme de fatalité interdisant le bonheur, C. E. Morgan relate une fresque sur les chevaux et dévoile un portrait de l'Amérique profonde. A découvrir le deuxième roman de C. E. Morgan.

Mes tians et flans préférés (Nathalie Valmary)

note: 4Régalez-vous ! Médiathèque de Brunoy - 7 mai 2020

Le mot tian désigne un plat en terre cuite utilisé en Provence. Un simple plat à gratin traditionnel (28 cm x 20 cm x 6 cm) suffit pour préparer les tians salés. Toutes les recettes (20 sucrées et 20 salées) conçues pour 4 personnes, sont simples à réaliser avec peu d'ingrédients et d'ustensiles. Ils peuvent se confectionner à l'avance, se réchauffer au dernier moment comme le tian de l'été à base de tomates et de courgettes) ou encore le tian du printemps élaboré avec des asperges de saison et de la mozarella. Les flans (le flan parisien ou le flan de Capucine par exemple) sont pratiques à concevoir et se mangent parfois froids, de préférence avec des oeufs frais, accompagnés de crème fluide entière ou à 5 % (pour celles et ceux qui prennent soin de leur ligne). L'auteur nous conseille de choisir des légumes et des fruits de saison, de petite taille issus de la culture biologique, pour approcher de la perfection et de ne pas oublier de décongeler au préalable les fruits surgelés. Pour ne pas gaspiller, une rubrique est consacrée à l'utilisation des restes du repas. Laissez-vous tenter !

Mes animaux à toucher (Fani Marceau)

note: 5Plus de 20 matières pour découvrir du bout des doigts Médiathèque de Brunoy - 7 mai 2020

Cet album permet de connaître les principaux animaux répartis dans plusieurs univers tels que la ferme, la banquise, la forêt, la savane, le désert, le jardin ou encore la maison où les doudous sont toujours les plus doux. Les illustrations réalisées par un dessin simple et soigné, débordent de couleur sur les deux pages ; par contre, le nombre des textures (le doux, le râpeux, le rugueux) n'est pas très important. La couverture entièrement cartonnée est embellie par des paillettes.
L'imagier complet et ludique permet de stimuler les sens (le visuel et le toucher) en créant une véritable complicité d'échanges avec les petits. A partir de 6 mois, pour apprendre facilement, ne pas hésitez à emprunter cet ouvrage.

La saison des fleurs de flamme (Abubakar Adam Ibrahim)

note: 5Fresque amoureuse nigériane en pleine corruption Médiathèque de Brunoy - 7 mai 2020

Hajiya, une veuve musulmane respectable d'une cinquantaine d'années vit dans les faubourgs d'Abudja une ville du Nigéria. Elle se rend régulièrement à l'école coranique et prie pour ses enfants et ses petits-enfants jusqu'à sa rencontre inattendue avec un jeune dealer qui va la menacer avec la lame d'un couteau plaqué sous la gorge ; sous l'emprise de drogue, il va réclamer de l'or et de l'argent. Quelques temps plus tard, Reza rapportera les objets volés ; le charme opère entre ces deux êtres blessés ; une passion interdite va les dévorer. Défiant toutes les conventions, elle, donnée toute jeune en mariage à un inconnu, va découvrir le plaisir dans les bras de celui qui lui rappelle Yaro, son fils tant aimé, disparu tragiquement quelques années plus tôt ; ce jeune voyou, homme de main d'un politicien corrompu, voit en cette femme, sa mère qui l'a abandonné. Hajiya va tenter d'éveiller en lui l'envie de reprendre ses études et essayer de protéger son jeune amant qui règne sur San Siro, un îlot défavorisé d'Abuja servant de refuge à une bande de vauriens. Pourra-t-il échapper à sa destinée ? Abubakar Adam Ibrahim interroge l'évolution de la société nigériane toujours confrontée aux nombreux assassinats et aux émeutes, tiraillée entre la tradition et la modernité ; l'auteur souligne également les nombreux problèmes de corruption, les tabous et les conflits de générations. L'écriture poétique parfois "crue" de ce premier roman ne manque pas de rythme. Une histoire de femme forte passionnante que je recommande vivement.

Cuisine du sportif (Collectif)

note: 4100 recettes saines et énergétiques Médiathèque de Brunoy - 6 mai 2020

Présentées en quatre catégories : Petit déjeuner "coup de boost", déjeuner et dîner pleins d'énergie, les en-cas avant, pendant et après l'effort, boissons saines et gourmandes et peuvent être préparées en moyenne entre 10 à 20 minutes pour 2 à 3 personnes. Les recettes assez variées, illustrées de belles photographies, permettent la découverte de nouvelles saveurs avec l'utilisation des graines de chia utilisées pour préparer du pudding aux noix et aux baies de goji, ou le miso ajouté dans la composition du poulet grillé au gingembre ; vous pourrez découvrir le kéfir issu de la fermentation du lait qui favorise la digestion ou la gelée royale qui possède un effet tonifiant pour la réalisation des boissons. Il est important de ne pas négliger son alimentation après une séance de sports, les recettes du livre sont faciles ; après chaque élaboration, l'info nutrition n'est pas toujours précisée. Pour les sportifs de tous niveaux et pour les cuisiniers en herbe, retrouvez votre énergie et votre dynamisme parmi les 100 recettes présentées.

Un jardin en Australie (Sylvie Tanette)

note: 5Magnifique voyage au coeur du bush australien Médiathèque de Brunoy - 6 mai 2020

L'histoire va se dérouler à deux époques au centre de l'Australie, en bordure du désert de sable rouge. Dans les années 30, pendant que son mari travaille dans une mine de bauxite, Ann jeune mariée, partie vivre loin de sa famille, consacre tout son temps à métamorphoser la terre aride en un verger luxuriant. Elle va ainsi créer un véritable éden ; ce dernier l'aidera à supporter la mort prématurée de Justin, son bel amour ainsi que la terrible solitude. Les aborigènes prétendent que les "morts ne partent pas", Ann survivra à sa propre disparition.
Au début des années 2000, un couple de français, Valérie et Frédérik s'installent dans la maison abandonnée avec Eléna, leur fillette muette, âgée de 3 ans. L'esprit d'Ann n'est jamais très éloigné et veille pour que Valérie et Eléna réussissent à redonner de la beauté à ce lieu autrefois si merveilleux. Magnifique voyage au cœur du bush australien à la rencontre de l'âme aborigène, porté par une écriture poétique.

Prodigieuses créatures (Tracy Chevalier)

note: 5Amitié, condition des femmes, doutes scientifiques Médiathèque de Brunoy - 6 mai 2020

Ce roman dévoile les beautés de la Jurassic Coast, région du sud de l'Angleterre s'étendant du sud-Ouest du Dorset à l'Est du Devon. Dans les années 1810, suite de l'annonce du prochain mariage de leur frère, trois soeurs se retrouvent exilées à Lyme Régis, une station balnéaire, loin des mondanités auxquelles elles étaient habituées. La promenade favorite de l'une d'elles est la plage de Monmouth Beach ; Elizabeth Philpot aime "chasser" les fossiles mis à nu par l'effondrement des falaises. Elle va rencontrer Mary Anning, une jeune fille de condition modeste, habile à retrouver les plus rares spécimens d'ichtyosaures. Afin de permettre à sa famille de survivre, elle vend ses trésors aux touristes.Basée sur des faits et personnages réels, l'histoire alterne entre les récits de deux femmes qui seront unies par une même passion, que tout oppose (âge, éducation, classe sociale) et qui se déroule dans une Angleterre moraliste et méfiante à l'égard de ces pionnières dans un domaine réservé exclusivement aux hommes. L'amitié, la condition des femmes, les doutes scientifiques, les trois principales clés de la lecture sont passionnantes.Tracy Chevalier, raconte avec une finesse qui rappelle l'écriture de Jane Austen, l'une des plus grandes découvertes au XIXème siècle. Laissez-vous embarquez !

Lumière pâle sur les collines (Kazuo Ishiguro)

note: 4Un roman très doux malgré les thèmes abordés Médiathèque de Brunoy - 6 mai 2020

Mois d'avril : installée en Angleterre, Etsuko évoque son passé dans le lointain Japon alors que Niki, sa fille cadette, revenue de Londres est venue passer quelques jours auprès d'elle.
Etsuko se remémore son premier mari, son beau-père, le suicide de son aînée Keiko née au Japon, qui n'a jamais pu s'acclimater à son nouveau pays. D'origine japonaise, Etsuko se replonge dans sa vie d'autrefois à Nagasaki où la ville porte encore les stigmates de la guerre. Enceinte de son premier enfant, elle se souvient de sa rencontre avec une jeune veuve désabusée, Sachiko et sa petite fille Mariko sauvage au comportement étrange.
Ces trois personnages vont tisser des liens l'espace d'un été en se promettant de se revoir.
Etsuko aspire au calme, cette lumière pâle qui inonde la colline lui permettra-t-elle de retrouver la sérénité ? A la fin de la lecture, quelques questions restent en suspens : que sont devenus les deux maris ? Quelle est la raison du départ pour l'Angleterre avec Keiko ?
L'auteur, prix Nobel de littérature en 2017, nous propose un premier roman fascinant, teinté parfois de tristesse, à découvrir !

Les Chaussures italiennes (Henning Mankell)

note: 5Profondeurs et solitude de l'âme humaine Médiathèque de Brunoy - 4 mai 2020

Sur une île éloignée de la Mer Baltique, battue par les vents au rythme des saisons, ancien chirurgien, Fredrik Welin, vit reclus avec la compagnie de sa chienne et sa chatte vieillissantes ; il s'isole chaque jour un peu plus ; afin de se prouver qu'il est encore vivant, il s'immerge chaque jour totalement dans un trou d'eau glacée. Seul, Janson le facteur vient rompre sa solitude. Mais un jour, Harriet, son premier amour qu'il a lâchement abandonné il y a plus de 40 ans, débarque dans son univers glacé. Malade, elle lui demande de tenir à nouveau sa promesse et de l'accompagner à la recherche d'un lac dans une forêt. Cette fois-ci, Fredrik ne se dérobe pas et découvre avec stupeur qu'il est le père de Louise.
L'auteur, disparu en octobre 2015, trouve dans son roman la plus belle des manières pour nous entraîner dans les profondeurs de l'âme humaine. Récit touchant, à lire pour le plaisir des émotions !

Je cuisine écolo (ou presque) ! (Louise Browaeys)

note: 5Green attitude ! Médiathèque de Brunoy - 4 mai 2020

Avec quelques conseils simples, les deux auteures, ingénieures agronomes, nous invitent à découvrir la réalisation de menus plus équilibrés, moins riches en sel et en sucre, avec moins de gras et plus de protéines végétales et d'excellentes vitamines.Pédagogique et accessible à tous, le livre propose, pas à pas, d'explorer toutes les étapes pour accéder à une alimentation saine en diminuant progressivement la viande, en achetant davantage de produits locaux, en cuisinant les restes ou en fabriquant quelques produits utiles du quotidien (pour la vaisselle par exemple). Le mode de consommation ne coûte pas plus cher et permet de minimiser le gaspillage. A l'aide d'un planning et un peu d'organisation en cuisinant un peu plus soi-même, vous mangerez mieux et éviterez peut-être d'acheter des compléments alimentaires ! Pourquoi ne pas adopter cette nouvelle green attitude ! A vous d'essayer. Je la recommande vivement !

De bonnes raisons de mourir (Morgan Audic)

note: 4Petits meurtres à Tchernobyl Médiathèque de Brunoy - 4 mai 2020

Un cadavre mutilé est retrouvé suspendu à la façade d'un immeuble de Pripiat, ville désertée suite à la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. La victime est le fils d'une femme elle aussi assassinée près de la localité le 26 avril 1986, soir de la catastrophe. Deux enquêteurs, aux motivations très différentes, se mettent alors en route pour élucider ce meurtre et retrouver le tueur à l'hirondelle. Ce qui est d'abord frappant dans "De bonnes raisons de mourir", c'est son atmosphère et le panorama saisissant qui nous est offert de la vie en Ukraine, en 1986 et de nos jours. Il y a un vrai travail de recherche derrière la construction du livre. Pourtant, on ne s'étouffe pas face aux informations : elles sont soigneusement distillées tout au long du roman et on en apprend beaucoup sans avoir l'impression d'assister à un cour magistral. Ainsi, Audic nous offre une bonne vision des conséquences écologiques, économiques et sociales de la catastrophe de Tchernobyl.
Ensuite, la construction du roman est magistrale. Les intrigues sont très bien pensées : les histoires des deux personnages principaux se croisent et se complètent, créant toute la trame du roman. Le rythme est parfaitement maitrisé, les indices et fausses pistes savamment distribués. Les personnages, principaux comme secondaires, sont bien détaillés et attachants, très réalistes. Enfin, il est appréciable de noter qu'Audic a su éviter le prosélytisme ou les partis pris trop évidents, sur un sujet qui s'y prêtait pourtant facilement.
Finalement un récit très réaliste et saisissant, qui se dévore et vous plonge dans un univers social, géographique et même historique assez méconnu et dépaysant.

Coexister (Fabrice Eboué)

note: 2"Il faut coexister" Médiathèque de Brunoy - 4 mai 2020

Nicolas Lejeune, producteur de musique raté et dont la vie conjugale bat de l'aile, est contraint d'accepter le défi de sa patronne : remplir l'Olympia avant six mois où il perdra la direction de son label. Avec son assistante, Sabrina, croqueuse d'hommes, il a l'idée de former un groupe réunissant un prêtre, un rabbin et un imam pour chanter un vivre-ensemble, que les différents membres du groupe ont bien du mal à appliquer. "Coexister" est un film sympathique à regarder en famille. Il aurait gagné à être condensé et plus rythmé : la phase d'introduction des personnages est un peu longue et casse le dynamisme du film. Autre point négatif, la réalisation est le fait d'un humoriste et ce qui aurait du être un atout se révèle décevant. Le ressort comique repose sur des clichés éculés. Certaines blagues sont drôles et on peut passer un bon moment mais on pouvait espérer quelque chose de plus profond et nouveau de la part du réalisateur. Finalement, face à un scénario assez classique et somme toute prévisible, c'est la série de comédiens enthousiastes et enthousiasmant qui porte le film. Chaque religion a droit à son petit pied de nez gentillet. La vocation de "Coexister" n'était pas d'avoir un impact politique et le réalisateur a atteint son but : proposer une comédie de divertissement. Une réussite en demi-teinte, qui s'inscrit dans la lignée de "Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?". Somme toute un bon divertissement du dimanche soir.

Le Bureau des Jardins et des Etangs (Didier Decoin)

note: 4Voyage dépaysant aux milles odeurs et sensations Médiathèque de Brunoy - 4 mai 2020

Japon XIIème siècle : c'est l'époque Heian qui signifie l'esprit paisible.
L'empereur aime voir les étangs sacrés peuplés des plus belles carpes et le métier de pêcheur est considéré comme un bonheur extrême.
Katsuro meurt noyé. Pour honorer cet homme tant aimé, c'est son épouse Miyuki qui reprend la suite de son labeur en quittant son village pour la première fois. Les veuves sont mal considérées et son parcours est semé d'embûches, elle va devoir affronter la fatigue, la douleur, les croyances. Elle n'est pas seule car au-delà de sa mort, son mari l'accompagne jusque dans ses rêves. Didier Decoin nous transporte dans un voyage dépaysant aux milles odeurs et sensations au cœur des mystères d'un monde nourri de rituels et de sacré et nous décrit les sentiments d'une femme, sa fragilité, sa force. Puissant roman d'amour écrit avec beaucoup de poésie.

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (Jonas Jonasson)

note: 3Aventure à rebondissements pimentée de flash-backs savoureux Médiathèque de Brunoy - 4 mai 2020

Allan Kharlson décide de se "carapater"de la maison de retraite où il réside pour ne pas fêter ses 100 ans. Il commet alors un larcin qui va l'embarquer dans une aventure à rebondissements pimentée de flash-backs savoureux.
Passé et présent s'entremêlent avec des rencontres de personnages un peu fous. La lecture de ce roman est divertissante malgré une fin qui perd le rythme du début.
Roman adapté au cinéma par le réalisateur Félix Herngren en 2014 (disponible aussi sur le portail).

Lou-Kiang et le mystère du lac aux bambous (Marlène Jobert)

note: 4Conte musical et poétique Médiathèque de Brunoy - 4 mai 2020

Une jeune fille, Lou-Kiang, est employée comme domestique chez Mr et Mme Tchou, un couple très riche mais odieux. La jeune fille obéissante est douce et gentille ; un jour une vieille femme se présente pour réclamer à manger ; elle est chassée par une pluie d'injures. Lou Kiang, en cachette, va lui porter un repas près du lac aux bambous, d'où elle reviendra complètement transformée.
A partir de 4 ans, ce conte musical est poétique et le dénouement est assez drôle. Avec la voix de Marlène Jobert, l'enfant va apprendre une histoire pleine d'intrigues et de suspens et découvrir quelques notes de musique chinoise. Dans cet album, la gentillesse triomphe de la méchanceté, à écouter sans hésiter.

Poèmes de Jean Cocteau (Jean Cocteau)

note: 4L'absence, la mort, l'enfance Médiathèque de Brunoy - 4 mai 2020

Une sélection de poèmes choisis par Camille Weil à l'occasion du cinquantenaire de la mort de Jean Cocteau, qui a commencé à écrire de la poésie à l'âge de 20 ans. Les thèmes qui composent ce recueil, agrémenté de quelques dessins, se réfèrent souvent à l'absence, la mort, l'enfance.
Par une ouverture au monde, l'auteur laisse court à son imaginaire et nous permet ainsi de découvrir un autre talent de cet artiste.
Apprenez vous aussi à décalquer l'invisible !

Ridicule (Leconte Patrice)

note: 3Bienvenue à Versailles Médiathèque de Brunoy - 28 avril 2020

En 1780, Grégoire Ponceludon de Malavoy souhaite assécher les marais de la Dombe pour préserver la santé de ses paysans. Il se rend donc à Versailles afin d'obtenir une aide de Louis XVI. Il découvre la vie à la cour, entre raffinement et décadence, et surtout les mots d'esprit entre nobles qui font et défont la popularité de chacun. Le baron s'y fraie progressivement un chemin.
Lors de sa sortie en 1996, "Ridicule" a connu un franc succès et remporté 4 Césars en 1997. Ce succès s'explique d'abord par la qualité de ses dialogues qui rendent compte de l'importance du mot d'esprit et de l'esprit bien fait à la cour de Louis XVI, au siècle des Lumières. Le travail de reconstitution historique est, en outre, abouti. Le décor est bien posé et permet une plongée sans encombre dans cet univers.
Néanmoins, le film s'avère frustrant. Les intrigues se mêlent : multiples intrigues amoureuses, étude de la vie de salon au XVIIIe, étude de la vie à la campagne, la pratique scientifique (avec le personnage de Mathilde notamment), l'évolution de la société (l'Abbé de l'Épée et l'invention de la langue des signes). Les sujets sont multiples et on a parfois l'impression de les survoler là où on souhaiterait les approfondir. Les plus pointilleux d'entre nous peuvent poser la question de la vraisemblance historique (la représentation de Louis XVI par exemple).
Finalement, "Ridicule" est drôle, mais décalé. Et si l'on a un peu perdu de la compréhension immédiate de ses bons mots, il n'en reste pas moins que l'on peut passer un moment agréable devant ce film.

Peter Hanne n° 1
Un cri sous la glace (Camilla Grebe)

note: 4Amour et solitude Médiathèque de Brunoy - 28 avril 2020

Emma et Jesper partagent un secret : il vient de la demander en mariage, mais il dirige la grande entreprise pour laquelle elle travaille et ils ne peuvent pas l'annoncer officiellement. Un jour, Jesper disparaît et une femme est retrouvée assassinée chez lui. La police ne parvient pas à déterminer qui elle est. "Un cri sous la glace" est le premier volume de la série que Camilla Grebe a consacré à Hanne, Peter et Manfred, et, pas le premier que j'ai lu. Il se trouve que j'ai commencé cette série de romans de Camilla Grebe par le deuxième tome "Le journal de ma disparition" puis le quatrième "L'archipel des larmes".
J'ai, tout d'abord, eu du mal à me plonger dans l'univers du roman, sans doute car j'avais le sentiment de déjà tout connaître des personnages. Puis, je me suis laissé happer par le récit ,et, finalement la connaissance de la suite de cette série n'a pas entaché le plaisir de ma lecture, au contraire. Il est intéressant de revenir à l'origine de la construction de la série et de voir comment Grebe a lentement tissé sa toile. Mais le roman se suffit à lui-même et le découvrir sans à priori sur l'évolution des personnages de la série doit être tout aussi réjouissant.
Le récit se construit à trois voix entre Peter, Hanne et Emma dans un aller-retour constant entre passé et présent. Cette construction est originale et donne une saveur particulière au récit : chaque discours construit progressivement l'intrigue sans qu'il soit particulièrement compliqué de la suivre. Ils apportent tous un regard particulier sur les événements. En même temps, les trois récits sont étrangement similaires, peut-être parce que les personnages qui les rapportent partagent plus d'un point commun : ils ont connu un ou plusieurs drames, ils sont seuls et surtout blessés. L'exploration de la psychologie des personnages est importante, les passés sont sciemment fouillés. Cela ne m'a pas dérangé, au contraire, mais je dois convenir que cela puisse en dérouter plus d'un et les détourner de l'intrigue.
Finalement, malgré quelques fragilités, "Un cri sous la glace" est une bonne lecture, un bon polar de divertissement. Pour avoir lu une partie des romans qui lui font suite, je peux sans doute dire que le style de Grebe s'est affiné par la suite, mais (re)découvrir ses personnages fut un réel plaisir.

Ridicule (Patrice Leconte)

note: 3Bienvenue à Versailles Médiathèque de Brunoy - 28 avril 2020

En 1780, Grégoire Ponceludon de Malavoy souhaite assécher les marais de la Dombe pour préserver la santé de ses paysans. Il se rend donc à Versailles afin d'obtenir une aide de Louis XVI. Il découvre la vie à la cour, entre raffinement et décadence, et surtout les mots d'esprit entre nobles qui font et défont la popularité de chacun. Le baron s'y fraie progressivement un chemin. Lors de sa sortie en 1996, "Ridicule" a connu un franc succès et remporté 4 Césars en 1997.
Ce succès s'explique d'abord par la qualité de ses dialogues qui rendent compte de l'importance du mot d'esprit et de l'esprit bien fait à la cour de Louis XVI, au siècle des Lumières. Le travail de reconstitution historique est, en outre, abouti. Le décor est bien posé et permet une plongée sans encombre dans cet univers.
Néanmoins, le film s'avère frustrant. Les intrigues se mêlent : multiples intrigues amoureuses, étude de la vie de salon au XVIIIe, étude de la vie à la campagne, la pratique scientifique (avec le personnage de Mathilde notamment), l'évolution de la société (l'Abbé de l'Épée et l'invention de la langue des signes). Les sujets sont multiples et on a parfois l'impression de les survoler là où on souhaiterait les approfondir. Les plus pointilleux d'entre nous peuvent poser la question de la vraisemblance historique (la représentation de Louis XVI par exemple). Finalement, "Ridicule" est drôle, mais décalé. Et si l'on a un peu perdu de la compréhension immédiate de ses bons mots, il n'en reste pas moins que l'on peut passer un moment agréable devant ce film.
*** Disponible sur ArteVOD

Les meurtres de Molly Southbourne (Tade Thompson)

note: 4une novella immersive et très bien ficelée Médiathèque de Brunoy - 27 avril 2020

Pour les amateurs de fantastique et d’horreur, voire de Science-Fiction (tant l’auteur utilise tous les genres de la littérature de l’imaginaire), une novella, petit roman d’un auteur anglais, psychiatre d’origine nigériane, efficace, immersive et très bien ficelée. Le récit commence dans le noir, nous découvrons une jeune femme, enchaînée dans une cave, blessée et ayant été violemment battue, peut-être même torturée. Elle a des problèmes à se rappeler qui elle est. Elle rencontre alors sa ravisseuse, qui se présente sous le nom de Molly Southbourne, lui dit qu’elle va lui raconter son histoire, après quoi elle la libérera. Molly, jeune fille malingre et atypique, vit seule avec ses mystérieux parents, dans une ferme à l’écart de la société. Ils la préservent anormalement de tout. Un sermon revient sans cesse dans leur bouche et ils le lui répètent pendant toute son enfance :
"Si tu vois une fille qui te ressemble, cours et bas-toi.
Ne saigne pas.
Si tu saignes, une compresse, le feu, du détergent.
Si tu trouves un trou, va chercher tes parents."
Car en effet, elle est atteinte d’un mal effrayant, la moindre perte de sang de sa part engendre un clone parfait d’elle-même, hostile et qui veut lui ravir sa vie...
Ce récit d’apprentissage, à l’ambiance froide et étouffante, va donc nous détailler les étapes de la vie de Molly mais surtout nous conter son évolution psychologique. Entre Frankenstein et Alien. Une réussite.

Le 15h17 pour Paris (Clint Eastwood)

note: 2Patriotisme américain Médiathèque de Brunoy - 24 avril 2020

Adaptation cinématographique basée sur la véritable histoire du Thalys 9364 en provenance d'Amsterdam et à destination de Paris. L'histoire raconte l'attentat avorté survenu le 21 août 2015 où des américains (Anthony Salder diplômé de la Sacramento State University, Aleksander Skarlatos membre de la garde nationale des États-Unis et Spencer Stone, membre de l'armée des États-Unis, ont sauvé d'une mort certaine une centaine de personnes. Les trois héros sont joués par les véritables protagonistes et nous découvrons au fil des images leur adolescence, leur amitié de jeunesse et le début de leur vie d'adulte puis les jours précédents au cours d'un voyage en Europe (Rome, Venise et Amsterdam).
Les trois jeunes gens décident de se rendre à Paris en train Thalys. La dernière scène nous montre qu'un inconnu avance (une caméra filme seulement ses pas), armé d'une Kalachnikov, d'une arme de poing et d'un cutter. Les jeunes militaires en civil ont changé de wagon pour un problème de connexion Wi-Fi. L'homme armé s'installe dans la même voiture 12 et va d'abord tirer sur un passager qui essayera de l'arrêter. Alerté par le bruit de la fusillade, le jeune Spencer va tenter de maîtriser le terroriste au péril de sa vie.
Le grand Clint Eastwood rend un hommage réussi pour un film moyen, à des hommes courageux qui deviendront des héros en France, aux États-Unis et recevront de hautes récompenses.Dommage, il manque au scénario des éléments clés sur le parcours du vrai terroriste (Ayoub El Khazzani). A voir au moins une fois.

Rocketman (Dexter Fletcher)

note: 4Naissance d'une rock-star interplanétaire Médiathèque de Brunoy - 23 avril 2020

La première séquence débute par une séance de thérapie collective. Elton John vêtu d'un costume de scène excentrique, veut tenter de se débarrasser de ses addictions (la dépression, l'alcool et les drogues).
Le biopic musical revient sur son enfance. Avec sa famille, Réginald Dwighton vit à Pinner, une petite ville du Middlesex. Son seul soutien est sa grand-mère qui lui a appris le piano ; fils unique, complexé par son poids et ses vêtements, blessé par l'indifférence des siens, au milieu de parents qui se détestent, il croit en ses rêves et à son talent naissant ; son père quitte le foyer, refait sa vie et aura deux garçons qu'il chérit, refusant tout signe d'affection à son aîné.
Réginald crée son premier groupe Bluesology et va adopter un pseudonyme : Elton John en référence aux prénoms du saxophoniste Elton Dean et du chanteur Long John Baldy. Sa collaboration avec le parolier Bernie Taupin, va lui apporter un premier grand succès international. Une amitié sincère, qui continue aujourd'hui, naît entre les deux hommes.
Les concerts psychédéliques, les fêtes s'enchaînent à un rythme fou. Le garçon timide va se transformer en une superstar exubérante pleine de fougue et mène une vie complètement dissolue ; toutes les extravagances sont permises ; pour obtenir un peu d'amour, c'est vers les hommes qu'il se tourne et entretient une relation compliquée avec son manager John Reid ; le film nous montre avec frénésie tous les excès avec une véritable descente aux enfers.
Heureusement l'histoire se termine sur une note bien plus joyeuse. Elton John, en producteur talentueux, a enfin trouvé la paix.
Divertissement réussi au récit bouillonnant, plein de fantaisie, parfois surréaliste, qui mélange les époques.
La prestation de Taron Egerton est époustouflante ; il sublime le film par sa sincérité, son jeu impeccable en interprétant lui-même les tubes intégrés dans l'oeuvre cinématographique par leur résonance dans l'avancement de la carrière de la star. (l'acteur principal s'est entraîné pendant 5 mois au chant et au piano).
La séquence de Saturday Night's Alright for Fighting a exigé plus de 300 figurants, 50 danseurs, 4 caméras, 3 grues.
Lee Hall, déjà connu pour le film "Billy Eliott" a écrit le scénario. Le chef costumier Julian Day a eu accès aux archives personnelles d'Elton John afin de revisiter certaines tenues en remplaçant les paillettes par de vrais cristaux.
C'est une véritable comédie musicale également émouvante, qui vous permettra de passer un agréable moment.

L'Île au ciel noir (Dearman, Lara)

note: 4Un silence pesant Médiathèque de Brunoy - 23 avril 2020

Des ossements sont retrouvés sur la petite île de Sercq voisine de Guernesey. Aussitôt, Jennifer Dorey se met en route, d'autant que Sercq semble être liée à sa propre tragédie familiale. Sur place, elle retrouve l'inspecteur chef Gilbert chargé de l'affaire. Bientôt, le corps d'un vieil homme est retrouvé dans sa maison. Les deux affaires sont-elles liées ? Pris entre l'omerta et les superstitions locale, Jennifer et Gilbert tentent de résoudre le mystère. Je dois admettre que j'ai ouvert ce livre avant La griffe du Diable, qui le précède. Et je me suis empressée de le refermer en constatant, que toutes l'intrigue du premier volet était révélée dans les premières pages. Après avoir lu La griffe du diable, j'ai donc reporté mon attention sur L'île au ciel noir. C'est avec plaisir que j'ai retrouvé les héros du premier tome, leur relation si particulière qui continue d'évoluer. À mon sens, Lara Dearman a parfaitement réussi la tache complexe de s'attaquer à une suite. Le risque est de tomber dans l'ennui et la répétition. Ce n'est pas le cas. Le changement de décor, on passe de l'île de Guernesey à celle de Sercq, joue peut-être. C'est une autre atmosphère que l'on découvre, propre à la vie dans les petites communautés où il est très difficile de garder des secrets et peut être plus dur encore de briser le lien de solidarité qui lit tout à chacun. L'intrigue reste une nouvelle fois assez classique, mais prend une tournure plus personnelle, un ancrage familial qui donne à ce second tome une autre saveur. Par ailleurs, l'utilisation de la même structure narrative que pour le premier tome (récit présent et récit passé) joue avec les déductions des lecteurs quant à la résolution de ces mystères. Somme toute, l'île au ciel noir s'est révélée une lecture tout aussi agréable que le premier tome de la série Jennifer Dorey, et c'est avec plaisir que je retrouverai ce personnage.

La griffe du diable (Lara Dearman)

note: 4Démons sur Guernesey Médiathèque de Brunoy - 23 avril 2020

Revenue à Guernesey après des années passées à Londres, Jennifer Dorey vit chez sa mère et travaille dans le petit journal local. Après la découverte du cadavre d'une jeune fille sur la plage, elle mène l'enquête et se trouve confrontée à ses propres démons.

La première chose qui m'a plu à la lecture de la griffe du Diable, c'est la découverte de Guernesey, île assez méconnue bien que si proche des côtes françaises. L'auteure rend compte de façon agréable de la vie sur l'île : les rapports en ses habitants, les paysages et surtout le folklore local. C'est donc d'abord l'atmosphère du roman qui vous séduit.
Pour le reste, l'intrigue et la conception des personnages est somme toute classique, mais efficace. Et Lara Dearman sait rendre ses personnages attachants. Il y a quelque chose de réjouissant dans la réunion de Jennifer, trentenaire malmenée par la vie, d'apparence solide mais finalement assez fragile et de l'inspecteur chef Gilbert. C'est donc avec plaisir que l'on découvre leurs histoires qui nous sont révélées par bribes tout au long du récit. Bien que la technique ne soit pas nouvelle, la construction du récit offre également la possibilité de confronter les points de vues et apporte un éclairage sur la personnalité du meurtrier.

Finalement, la griffe du diable est un policier assez classique, mais qui offre un changement de décors appréciable et un bon divertissement. C'est donc avec plaisir que je lirai la suite des aventures de Jennifer.

L'Île au ciel noir (Dearman, Lara)

note: 4Un silence pesant Médiathèque de Brunoy - 23 avril 2020

Des ossements sont retrouvés sur la petite île de Sercq voisine de Guernesey. Aussitôt, Jennifer Dorey se met en route, d'autant que Sercq semble être liée à sa propre tragédie familiale. Sur place, elle retrouve l'inspecteur chef Gilbert chargé de l'affaire. Bientôt, le corps d'un vieil homme est retrouvé dans sa maison. Les deux affaires sont-elles liées ? Pris entre l'omerta et les superstitions locale, Jennifer et Gilbert tentent de résoudre le mystère.
Je dois admettre que j'ai ouvert ce livre avant "La griffe du Diable", qui le précède. Et je me suis empressée de le refermer en constatant, que toutes l'intrigue du premier volet était révélée dans les premières pages. Après avoir lu "La griffe du diable", j'ai donc reporté mon attention sur "L'île au ciel noir".
C'est avec plaisir que j'ai retrouvé les héros du premier tome, leur relation si particulière qui continue d'évoluer. À mon sens, Lara Dearman a parfaitement réussi la tache complexe de s'attaquer à une suite. Le risque est de tomber dans l'ennui et la répétition. Ce n'est pas le cas. Le changement de décor, on passe de l'île de Guernesey à celle de Sercq, joue peut-être. C'est une autre atmosphère que l'on découvre, propre à la vie dans les petites communautés où il est très difficile de garder des secrets et peut être plus dur encore de briser le lien de solidarité qui lit tout à chacun.
L'intrigue reste une nouvelle fois assez classique, mais prend une tournure plus personnelle, un ancrage familial qui donne à ce second tome une autre saveur. Par ailleurs, l'utilisation de la même structure narrative que pour le premier tome (récit présent et récit passé) joue avec les déductions des lecteurs quant à la résolution de ces mystères.
Somme toute, l'île au ciel noir s'est révélée une lecture tout aussi agréable que le premier tome de la série Jennifer Dorey, et c'est avec plaisir que je retrouverai ce personnage.

*** Disponible en numérique

Insaisissables (Louis Leterrier)

note: 2Des robins des bois magiciens Médiathèque de Brunoy - 23 avril 2020

Quatre magiciens sont recrutés par un inconnu pour former "Les 4 cavaliers". Ils se font connaître par leurs spectacles de prestidigitation au cours desquels ils dévalisent banques et escrocs avant de faire pleuvoir l'argent sur leur public. Ils sont poursuivis par un agent du FBI et une détective française d'Interpol qui tentent de les empêcher de mettre à bien leur dernier grand coup.
"Insaisissable" est un film déroutant, un spectacle qui ne peut pas plaire à tous, reflet du monde dont il parle, celui de la magie. La caméra virevolte à tout-va, la musique est omniprésente et l'intrigue semble se résoudre puis se nouer à nouveau : il faut voir le film comme un tour de magie. Néanmoins, la magie et son univers sont finalement mis à mal et les effets grandiloquents ainsi que l'intrigue, inutilement complexifiée, ne peuvent convenir à tout le monde.
"Insaisissable" est d'abord un film qui plaira aux petits et grands enfants émerveillés par la magie et avides de trouver la solution du mystère.

Les Iles de la France (Dominique Le Brun)

note: 4Invitation au voyage en France Médiathèque de Brunoy - 23 avril 2020

Dominique Lebrun et Bruno Barbier nous offre un ouvrage illustré de magnifiques photographies en couleur pour découvrir une vingtaine d'îles de France : les îles de Normandie, Bretagne et Vendée battues par les vents et les paquets de mer aux îles de la Méditerranée, petits paradis ensoleillés aux jardins parfumés de mille senteurs, lieux rêvés pour une vie contemplative.Toutes incitent à la promenade en vélo, à la randonnée pédestre ou au farniente. Certaines sont de véritables petits paradis sauvages où l'art de vivre se conjugue au rythme des marées et de l'arrivée des bateaux de pêcheurs. L'auteur, en plus des explications détaillées, nous raconte les légendes et les coutumes de ces lieux mystérieux. Un carnet de voyage et un glossaire complètent ce manuel.
Laissez-vous séduire par ces destinations en France pour retrouver une bouffée de sérénité, où à votre arrivée, en fermant les yeux, vous aurez l'impression d'être au bout du monde.

Bohemian Rhapsody (Bryan Singer)

note: 5Hommage à la musique rock britannique des années 80 Médiathèque de Brunoy - 22 avril 2020

La chanson composée par Freddy Mercury, extraite de l'album "A night of the opera" sorti en 1975, est à l'origine du titre du film. L'histoire évoque les origines et le destin extraordinaire de Farrokh Bulsara, garçon timide, complexé par ses dents, né de parents persi indiens, fonctionnaires britanniques et de sa rencontre avec Brian May et Roger Taylor du groupe Smile. En 1970, le trio s'appelle "Queen", un titre court, pompeux, qui signifie reine mais également homosexuel en argot britannique ; Farrokh Bulsara prend alors un nom de scène : Freddy Mercury est né. En 1971, le bassiste John Deacon rejoint les autres musiciens, tous auto-compositeurs. Devenu leader de la formation à la voix très particulière, parfois autoritaire au grand coeur, Freddy Mercury, va nouer une relation très forte avec Mary Austen ; des liens très forts les unissent, mais il a d'autres addictions, collectionne de nombreux amants lors de soirées bien arrosées où la drogue circule ; les récitals s'enchaînent avec succès, le chanteur révèle sa bisexualité et dévoile qu'il est porteur du sida.
Le film fait la part belle aux séquences musicales avec 20 dernières minutes consacrées au concert live Aid qui enflammera la foule.
Les relations homosexuelles sont bien amenées et suggérées toute en finesse.
Il est également dommage que le biopic s'arrête sur le concert alors que c'est l'événement qui a relancé la carrière de Queen. Un léger doute plane sur la véritable chronologie des faits.
En 2017, alors que le tournage se termine, le réalisateur Bryan Singer est révoqué de sa fonction et remplacé par Dexter Fletcher.
Rami Malek, exceptionnel dans son rôle, reprend avec émotion la véritable gestuelle du personnage aujourd'hui disparu et gagne la catégorie "meilleur acteur" aux Golden Globes 2019 et remporte le prix du meilleur acteur aux Oscars.
À voir ou à revoir.

Prisonnière de l'île glacée de Trofimovsk (Dalia Grinkevičiūtė)

note: 5Goulag soviétique Médiathèque de Brunoy - 22 avril 2020

Dans les années 1941-1942, sous Staline, 14600 lituaniens seront déportés vers la Sibérie Orientale. L'auteur, alors âgée de 14 ans, par un manuscrit original rédigé en 1949-1950, relate comme un cauchemar, sa jeunesse volée et l'enfer terrible des conditions de vie dans des baraquements non chauffés construits de mousse et de glace, le dur labeur et tous les risques encourus à l'occasion de vols de quelques planches de bois. La deuxième partie du livre, à partir de 1974, est consacrée à sa vie de médecin de campagne, à Kaunas en Lituanie sous l'oeil omniprésent du Parti. Dalia Grinkeviciuté, fragilisée par les épreuves, décrit également toutes ses difficultés rencontrées pour exercer correctement son métier ainsi que tous les crimes commis sous l'ordre du KGB.Ces mémoires d'exil et de répression par l'Union Soviétique ont été publiés et font partie du programme scolaire lituanien, enrichies par les dessins de Gintautas Martynaitis. Ce témoignage émouvant livre un texte authentique et glaçant, remarquablement retranscrit par l'auteur aujourd'hui décédée, à connaître de tous, pour ne pas oublier...

Vouloir toucher les étoiles (Mike Horn)

note: 5Persévérer dans ses rêves Médiathèque de Brunoy - 21 avril 2020

Mike Horn retrace en toute sincérité, les grandes étapes de son existence. Depuis son enfance en Afrique du Sud jusqu'à sa nouvelle tentative de grimper au sommet du K2, il relate avec pudeur la disparition de son père ainsi que celle de sa femme Cathie en 2015, sa croix du Sud dont l'esprit l'accompagne dans chacune de ses aventures. Mike Horn témoigne de ses exploits, tel le premier tour du monde en solitaire autour de l'Equateur sans moyen de transport motorisé, de son courage immense lié à une fatigue extrême pour grimper au-delà de 7000 mètres parfois en solo et de partager sa joie avec d'autres alpinistes dans la "zone de la mort". Ces grands sommets deviennent la plus grande décharge du monde sont un amer constat.
Pour cet explorateur hors normes, l'enseignement de son père demeure une valeur importante à suivre : "Si tu gardes les pieds sur terre, tu peux toucher les étoiles mais si tu essaies de voler sans un point d'appui, tu n'iras pas loin".
Témoignage émouvant, enrichi de nombreuses photos en couleur, Mike Horn, nous conseille une philosophie à adapter au quotidien : rester humble, vivre simplement afin d'affronter les problèmes au quotidien. En 2019, cet aventurier de l'extrême s'est lancé avec l'explorateur norvégien Borge Ousland dans une traversée à skis de randonnée. Pour ressentir de fortes émotions, lisez sans tarder cette belle leçon de vie !

Hansel et Gretel (Hervé Le Goff)

note: 3Conte des frères Grimm : Réussir à surmonter les obstacles Médiathèque de Brunoy - 21 avril 2020

Abandonnés dans une forêt sombre, par leurs parents trop pauvres, un petit garçon, Hansel et sa soeur Gretel découvrent la maison bien appétissante d'une vieille femme, fabriquée en sucre, pain d'épices et bonbons. Et là, horreur, la vieille femme est une sorcière qui va beaucoup nourrir les enfants et leur donner du travail. Ils sont malins et vont s'entraider pour enfermer l'horrible personnage dans un four.
Ludique pour lire les premiers contes. Ce petit album a peu de matière à toucher, juste un papier brillant rouge pour un mur. L'histoire serait plus drôle si le petit lecteur pouvait pousser lui-même la sorcière dans le four en pop-up. Peu adapté à un enfant de moins de 3 ans qui peut se sentir effrayé en forêt.

Quelqu'un m'attend derrière la neige (Timothée de Fombelle)

note: 4Un conte bouleversant Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

C'est l'histoire de trois destins qui vont se croiser une nuit de Noël. Une hirondelle rebelle, poussée par un instinct contraire à son espèce, se dirige vers le Nord. Freddy, livreur de glaces italiennes, parcourt les routes avec son camion réfrigéré. Et un clandestin africain tente d'atteindre l'Angleterre... Texte et illustration nous offrent un conte bouleversant. Mais rien de mièvre dans cette histoire pleine d'humanité, qui aborde en toile de fond le sujet des migrants.

Le Pavillon d'or (Yukio Mishima)

note: 3Le sens de la beauté Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

Mishima s’est appuyé sur une histoire réelle, la vie d’un jeune moine bouddhiste, nommé Mizogushi, qui intègre l’un des plus célèbres temples du Japon, à Kyoto, le Pavillon d’Or. Les faits se déroulent de la fin de la 2e guerre mondiale jusqu’à 1950 (date de l’incendie du temple). Depuis 1945, le Japon est occupé de manière assez brutale par les troupes américaines et plusieurs scènes s’y réfèrent. On sent bien le sentiment de déshonneur et de honte de la société japonaise de cette époque et Mishima le fait parfaitement ressentir dans plusieurs scènes.
Mizogushi, qui est le narrateur dans le roman, est bègue et a de grandes difficultés à communiquer avec autrui. Pauvre, d’un physique disgracieux, d’un caractère solitaire, tourmenté, et indiscipliné (il a du mal avec l’autorité), il est la plupart du temps seul avec lui-même et ses pensées. Il a un manque évident d’empathie pour les autres, qui le lui rendent bien.
Donc, en découle un sentiment d’injustice et un désir de vengeance envers la société. Il bascule peu à peu dans le vice, le délire puis l’anarchie ou la semi-folie suivant la lecture que l’on fait du roman. Il fait une fixation depuis son plus jeune âge sur le sens de la beauté et son hypothétique signification (c’est le thème central du roman). Ne trouvant pas de réponse, son amour se transforme en haine, et il décide de détruire par le feu ce qui est pour lui la quintessence du beau, le pavillon d’or.
Le livre est partagée en deux. D’un coté, l’explication philosophique de la beauté, très occidentale. Et de l’autre, l’esthétique japonaise pure : la poésie du texte, la description des lieux, de la vie au temple.
La construction du roman est assez austère et le personnage principal, qui peut toucher un temps par son parcours toujours en marge et le peu d’amour qu’il a reçu, reste quand même antipathique. C’est bien sûr voulu par Mishima, mais malgré tout, cela engendre une ambiance froide et plate. Le tout est très intellectualisé, théorisé, et cela freine l’ « action » ; le naturel manque. Le livre date de la fin des années cinquante, et cela se sent.
Il y a des scènes très belles, très sensuelles. D’autres profondes et intenses, très dures, ou l’on sent la solitude ou la perversité du narrateur. Mais il manque des détails, avec des exemples pour comprendre le basculement progressif vers la folie, plutôt qu’une réflexion philosophique, souvent obscure, sur l’esthétique. Cela aurait étoffer un peu plus le roman.
Mais ce n’est pas un récit. Et la difficulté c’est que le personnage principal Est le narrateur ; donc difficile à retranscrire par Mishima. Il nous oblige à faire le travail de compréhension de la pensée de Mizogushi et de son cheminement ; de sa froideur et de sa mise en marge progressive. Mais est-ce vraiment de la folie ?

La Loi du Marché (Brizé Stéphane)

note: 5A voir absolument ! Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

Après un licenciement économique, Thierry se retrouve au chômage. Entre les rendez-vous inutiles auprès d'une agence d'emplois et les entretiens, il doit subvenir aux besoins de sa famille. Un jour, il finit par retrouver du travail comme agent de sécurité dans une grande surface. Officiellement, il doit surveiller les clients pour empêcher les vols. Jusqu'où ira t-il dans la compromission afin de garder son travail ? Magnifiquement filmé, ce film noir décrit une situation sociale très dure. La caméra suit Vincent Lindon sans porter le moindre jugement sur les faits et les situations. Chacun reste libre de se faire son avis sur la complexité des faits. COUP DE CŒUR !!!

La tresse (Colombani, Laetitia)

note: 5A dévorer sans retenue ! Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

Trois femmes avec la même soif de liberté...
Inde : Smita, une intouchable, réalise qu'elle devra fuir afin d'échapper à sa misérable condition. Sicile : Giulia, ouvrière dans l'entreprise paternelle, découvre que la ruine menace sa famille. Canada : Sarah, promue à un belle carrière au sein d'un cabinet d'avocats, apprend qu'elle souffre d'une terrible maladie. Trois femmes bouleversantes, liées entre elles, sans le savoir, décident de changer alors le cours de leur vie.

Le consentement (Springora, Vanessa)

note: 4Perversité d'un écrivain ou dérives d'une époque Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

Vanesse Springora débute son récit par la rencontre de Gabriel Matzneff au cours d'une soirée à laquelle sa mère l'a entraînée. Celui qu'elle nomme G, est un écrivain de 50 ans à la présence cosmique dont elle ignore tout. Il séduit son auditoire ainsi que la jeune fille. Un père aux abonnés absents, une mère flattée, un immense besoin d'être regardée, les professeurs et les médecins ferment les yeux. V. débute une relation étrange avec G. qui ne lui dissimule pas non plus son attirance pour les adolescents (filles et garçons) jusqu'au jour où elle l'aperçoit dans la rue au bras d'une autre jeune fille. V. va le quitter malgré la culpabilité utilisée par sa mère. Fragilisée, elle consommera de la drogue. Aujourd'hui éditrice aux éditions Juillard, Vanessa Springora dévoile son histoire sans haine. Ses révélations nous questionnent sur la pédophIlie et les milieux littéraires des années 80. Une jeune fille peut-elle être consentante à 14 ans ?. L'association "Innocence en danger" demande que les ouvrages de Gabriel Matzneff soient retirés définitivement de la vente.

La serpe (Philippe Jaenada)

note: 4Affaire criminelle Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

Philippe Jaenada, à l'aide d'importantes archives, reprend méticuleusement toute l'enquête d'un crime diabolique qui s'est déroulé dans le Périgord il y a plus de 70 ans, avec le souci évident de découvrir la vérité. Que s'était-il passé en effet une nuit d'octobre 1941 dans le château d'Esquoire, où sont retrouvées assassinées deux membres de la famille d'Henri Girard (le père, la tante, ainsi que la bonne) avec une serpe. Pourtant malgré les circonstances atroces, il fait preuve d'un détachement insupportable ; arrêté, il risque la peine de mort. Mais au tribunal de Périgueux, avec l'appui de Maître Maurice Garçon, ténor du barreau et ami de son père, il sera finalement acquitté en 1943. L'opinion publique reste à jamais persuadée de sa culpabilité. 7 ans plus tard, Henri Girard prendra alors le pseudonyme de Georges Arnaud (célèbre écrivain) pour écrire "Le salaire de la peur".
Remarquable investigation palpitante pour une affaire qui n'a jamais été vraiment élucidée : criminel ou innocent ? Roman de plus de 600 pages, se lit comme un polar.

Promenade en forêt (Étienne Delessert)

note: 4Le mystère de la forêt Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

Avec ses amies Noire la souris et Josée la Chenille, Yok-Yok petit personnage au béret ressemblant à un champignon rouge, va rencontrer un ours, un martin pêcheur et un grand papillon aux reflets changeants. Mais la pénombre arrive, une chouette va aider ce petit monde à retrouver son chemin. Une liste de questions peut aider à mieux comprendre le texte. De belles illustrations riches en détails s'étalent sur chaque double page, les animaux prennent vie dans ce grand terrain de jeux avec un peu d'inquiétude à la fin de l'histoire.
Très ludique. Etienne Delessert est un écrivain, illustrateur, artiste peintre et a été récompensé plusieurs fois pour ses illustrations. A partir de 3 ans sans hésitation pour découvrir les secrets de la forêt.

La libraire de la place aux Herbes (Éric de Kermel)

note: 4Hymne à la lecture ! Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

Professeur de français, Nathalie décide de quitter l'agitation de Paris pour s'installer à Uzès dans le Gard. Son mari architecte continue son travail à distance. Elle a besoin d'occupation, ne souhaite pas retravailler dans l'enseignement ; elle achète la petite librairie de la place aux herbes. Elle aime les livres. A la rencontre de personnes plus ou moins différentes qui ont, comme elle, la passion de la lecture, elle va s'épanouir dans ce nouveau lieu.
A chaque chapitre, qui ressemble à une nouvelle, Nathalie devient la confidente de ses clients. Les moments d'échanges et de conseils, avec cette libraire souriante et généreuse, se transforment en petits bonheurs et invitent aussi le lecteur à méditer. Nombreux titres d'ouvrages référencés qui donnent envie de lire. la vie à Uzès paraît agréable. Bonne lecture !

J'accueille et j'observe les oiseaux dans mon jardin (Gilles Leblais)

note: 5Hôtes sympathiques de nos jardins Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

Quel étonnement, ouvrez vos fenêtres...Les mesures de confinement baissent le volume sonore; elles permettent d'entendre à nouveau le merveilleux gazouillis des oiseaux.
Gilles Leblais ornithologue, nous livre ses conseils avisés pour attirer et protéger ces précieux auxiliaires efficaces. Par le biais d'aménagements et des plantations judicieusement bien choisis, à l'aide de plans de montage fournis accompagnés de photos, il est possible de fabriquer des nichoirs généralement en bois ou en béton de bois, adaptés à la taille de chaque espèce. L'auteur nous livre des portraits d'oiseaux parmi les plus familiers comme la mésange charbonnière à la tête et la gorge noire, aux joues blanches, au ventre jaune barré de noir, curieuse et vive, qui parfois, vient sur les rebords de nos fenêtres ou l'infatigable et acrobate mésange bleue, reconnaissable à sa calotte et à ses ailes bleu cobalt avec une raie blanche. Pour tous les amoureux de la nature, enrichi de belles photos avec un commentaire précis, ce guide est nécessaire pour continuer d'écouter des chants discrets ou virtuoses, indispensables à notre bonne humeur.

Les évadés du Mont-Saint-Michel (Fabian Grégoire)

note: 4Le Mont Saint Michel : symbole d'un pouvoir Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

L'auteur imagine le retour d'un vieil homme au Mont-Saint-Michel. Il y a plus de 80 ans, sa mère, à la suite d'un vol une nuit d'hiver d'une couverture en laine pour lui tenir chaud, est condamnée par la justice à 5 ans de réclusion. Dans la pire prison de France, les détenus travaillent pour améliorer leurs maigres menus et s'acheter du cidre, du tabac ou des couvertures ; ils vivent dans des conditions épouvantables, l'eau ruisselle des plafonds, le vent glacé s'engouffre par les fenêtres cassées. Les prisonniers tombent malades, malgré les soins prodigués par Sœur Euphrasie, la mère d'Augustin s'affaiblit de jour en jour. Il décide alors avec Jules, l'un des gardiens, de la faire évader. Les illustrations, véritables aquarelles, permettent de donner encore plus de sincérité à l'émouvante histoire. Vous trouverez des pages documentées à la fin du livre pour en apprendre un peu plus sur ce lieu mythique. A lire à partir de 8 ans : Fabien Grégoire, après des études à l'école Saint-Luc de Bruxelles, vit en France et participe aussi à des expositions. Dernier ouvrage paru : "La première guerre mondiale".

La mule (Clint Eastwood)

note: 5Passeur de coke Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

De son vrai nom, léo Sharp, ancien militaire américain, Earl Stone est un horticulteur qui se passionne pour les hémérocalles. Suite à des problèmes financiers, son entreprise est en faillite. A plus de 80 ans, Il accepte un petit boulot, conduit un petit pickup mais reste hanté par les erreurs du passé. C'est ainsi qu'il devient passeur de drogues à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique pour le cartel de Sinaloa, dirigé par le dangereux Joaquim Guzman. Au fur et à mesure des missions, des liens se tissent avec les gangsters. Il gagne énormément d'argent, gâte sa famille, ses amis en essayant de rattraper le temps perdu. Qui peut se méfier d'un vieil homme sympathique ? Mais la police enquête.
Clint Eastwood, réalisateur et acteur nous prouve que, malgré ses 88 ans, il demeure toujours au sommet de son art et laisse pour les siens un message personnel en impliquant sa propre fille Alison. A déconseiller pour tous ceux qui recherchent de l'action. Biopic palpitant, drôle, bouleversant avec des acteurs connus comme Andy Garcia, Bradley Cooper. Ce film nous introduit dans l'intimité de la société américaine ; malgré les luttes engagées contre les trafics illicites, le pays reste encore un gros consommateur de stupéfiants. A regarder sans tarder !

Green Book (Peter Farrelly)

note: 5Naissance d'une incroyable amitié Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

Histoire véritable de Franck Anthony Vallelonga (surnommé Tony Lip pour sa langue bien pendue), videur italo-américain travaillant dans une boîte de nuit appelée "Copacabana" à Manhattan, fréquentée par la mafia et les célébrités ; il accepte de devenir le chauffeur et le garde du corps de Don Shirley, pianiste virtuose compositeur afro-américain. Tout au long du périple de Manhattan au sud profond des États-Unis, à bord d'une Cadillac, à l'aide d'un Green Book (guide de voyage pour les afro-américains), Tony, un blanc d'origine modeste, va se cultiver en écoutant les conseils de l'artiste pour écrire des lettres d'amour à sa femme, va aussi apprendre l'humilité et l'acceptation des différences ; tandis que Don Shirley, taciturne et solitaire, va découvrir parfois l'impossibilité de dîner au restaurant où il est censé donner un concert ; leur road-movie tourmenté sera ponctué de musique, d'affronts, de bagarres face au racisme ambiant. Le duo, va peu à peu, s'apprécier en se liant d'une profonde amitié. Peter Farrelly présente un film sur la question de l'identité, touchant, drôle avec des personnages de classe et d'orientation sexuelle totalement opposée ; Trois oscars seront obtenus en 2019, dont celui du meilleur acteur dans un second rôle pour Mahershala Ali qui, en l'absence d'archives, a travaillé avec le compositeur Kris Bowers. Pour son interprétation, l'acteur Viggo Mortensen a pris 20 kgs . Le scénario est co-écrit par Nick Vallelonga, fils aîné de Tony Lip. Belle découverte humaine pour cette relation inattendue...

Moins qu'hier, plus que demain (Fabcaro)

note: 4Déconvenues au sein du couple Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

Fabcaro, synonyme de Fabrice Caro nous offre des tranches de vie avec à chaque page un duo différent évoluant au cours de la journée. Le dessin est minimaliste, réalisé avec peu de décors peints en pastels d'une couleur similaire. L'auteur change légèrement par un simple détail l'expression des visages
L'humour employé est noir et grinçant et vous allez beaucoup rire !
La bande dessinée créée en 2018 a été adaptée par Canal +.

Jappeloup (Christian Duguay)

note: 5Un rêve d'adolescent Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

Histoire fabuleuse de la rencontre d'un jeune avocat Pierre Durand qui abandonne sa carrière et Jappeloup, un cheval hongre, noir, assez petit, aux qualités exceptionnelles, pourtant doté d'un caractère indiscipliné, fils d'un père trotteur et d'une mère pur-sang. Ensemble, ils vont participer à de nombreux concours et remporter les jeux olympiques de Séoul en 1988.
Par ce biopic, Christian Duguay, réalisateur québécois, passionné d'équitation, nous immerge complètement dans le monde hippique et la compétition équestre. Entouré de nombreux acteurs comme Daniel Auteuil, Marina Hands, Théky Karyo, Guillaume Canet a réinventé le scénario en s'inspirant de ses propres relations avec son père. Après le tournage, il a repris le chemin de la compétition de saut d'obstacles.

Une vie entre deux océans (M. L. Stedman)

note: 3Douleur des choix, mensonge et culpabilité. Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

Tom Sherbourne, ancien combattant de la première guerre mondiale, accepte un poste de gardien de phare et accompagne sa jeune femme sur la petite île de Janus Rock à l'ouest de l'Australie. Ils sont amoureux et veulent agrandir leur famille. Mais leur bonheur est assombri ; Isabel ne peut pas enfanter et sombre peu à peu dans le désespoir. Un jour, après une tempête, une embarcation échoue sur la plage avec à son bord, un homme mort tenant dans ses bras un bébé miraculeusement vivant. Le désir d'Isabel est si violent qu'elle veut à tout prix le garder pour elle et cacher ce terrible secret. Que va décider Tom par amour pour son épouse ?
Alors qu'à terre, il va apprendre qu'une veuve pleure les siens tragiquement disparus. La vérité va-telle éclater ?

Premier roman de la romancière australienne, M. L. Stedman nous raconte une histoire sombre et touchante ainsi que le quotidien maritime sur une île perdue aux personnages simples marqués par la rudesse de leur vie isolée. Un bon moment chargé d'émotions où les sentiments oscillent entre douleur des choix, mensonge et culpabilité.
Un film, disponible à la médiathèque, inspiré du roman a été porté à l'écran par le réalisateur Derek Cianfiance en 2016.

Les fleurs sauvages (Holly Ringland)

note: 5Invitation à un voyage lointain et sensoriel Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

Au bord de la mer en Australie, une histoire qui raconte le destin d'Alice Hart qui vit avec sa maman Agnès, femme soumise et Clem son père, un homme violent. Bravant les interdits, la petite fille va entrer dans son atelier et oublie une lampe allumée. Sauvée de l'incendie qui coûtera la vie des siens, suite à une longue hospitalisation, Alice, marquée à jamais, est emmenée par sa grand-mère June dans sa propriété horticole dans les terres à Thornfield, où elle cultive des fleurs sauvages. A ses côtés, Alice se reconstruit et découvre le langage des fleurs. Mais l'histoire des Hart est hantée par de nombreux secrets. Elle devient une jeune femme, tout en cherchant à connaître ses origines et tous les mystères enfouis depuis des générations.
Ce livre, avec une couverture magnifique, a le mérite d'être ouvert, chaque chapitre est précédé d'une esquisse avec l'explication d'une fleur sauvage.
L'auteur nous offre un premier roman bouleversant qui dévoile le passage de l'enfance vers le monde adulte. C'est également une véritable ode à l'Australie par les descriptions des jardins fleuris, du désert rouge, de la mer ; les personnages féminins de cette saga familiale sont attachants. A découvrir !

Alita - Battle Angel (Robert Rodriguez)

note: 4Un monde de cyborg et de motorball Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

En 2563, 300 ans après "l'effondrement", catastrophe liée à la guerre entre la Terre et Mars, le Dr Dyson Ido, spécialiste de biomécanique, trouve le corps d'une cyborg dans une décharge. Il la ramène dans sa clinique et la répare. Celle-ci se réveille amnésique. Renommée Alita, elle découvre le monde aux côtés d'Ido puis d'Hugo, un revendeur de pièce détachée avec qui elle se lie. Alita se découvre très rapidement des aptitudes au combat hors normes et part en quête de sa vraie identité. Alita Battle Angel est l'adaptation du célèbre manga "Gunnm" de Yukito Kishiro. Je n'ai pas lu le manga et je n'avais donc aucune appréhension ou préjugé lors de mon visionnage du film. Je dois dire qu'Alita Battle Angel m'a conquise. L'univers est incroyable, très bien retranscrit à l'écran (les images de la ville d'Iron City sont magnifiques, mystérieuses et angoissantes lorsque l'on approche de ses bas-fonds.), les personnages touchants (bien que certains mériteraient un développement plus approfondi). Mais ce sont bel et bien les scènes de combats qui m'ont le plus impressionné. Je me suis sentie totalement immergée et je n'avais aucun mal à m'imaginer à la place de l'héroïne. Ces scènes, que je trouve souvent surfaites au cinéma, me semblent ici tout à fait adaptées. J'ai passé un excellent moment devant Alita Battle Angel que je ne peux que vous conseiller.

Remember Me (Allen Coulter)

note: 2Existences égarées Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

À New York, Tyler, marqué par une tragédie familiale, jongle entre ses études, ses relations tendues avec son père et ses moments privilégiés avec sa jeune sœur, Caroline, artiste isolée des enfants de son âge, qu'il tente de protéger. Au sortir d'une soirée arrosée, il est arrêté et enfermé par l'agent Craig. Pour se venger, Tyler décide alors de séduire sa fille, Ally, étudiante dans son université. Mais les deux, très semblables, tombent amoureux.
Il faut sans doute se mettre dans une certaine ambiance lorsqu'on décide de regarder un film romantique : il y a de fortes chances pour qu'il soit emprunt de grands moments de romantisme et peut être d'une ou deux tirades énamourées. "Remember me" est beaucoup plus simple que ça. Certes, le scénario semble un peu tiré par les cheveux, mais l'histoire d'amour entre ces deux jeunes gens est finalement assez banale. Et il est facile de passer un bon moment devant ce film, qui offre, par ailleurs, une vision assez réaliste de New York.
Le jeu des acteurs est assez juste. Leur interprétation a été globalement salué par la critique. N'étant pas une fan du genre, le pari de me lancer dans ce film était risqué. Malheureusement pour moi, dès les premières minutes du film, j'ai deviné qu'elle en serait la fin. Et j'ai donc passé le film à attendre que ce dénouement se produise. Cela ne m'a pas aidé à l'apprécié et j'ai eu du mal à être convaincue par l'histoire d'amour d'Ally et Tyler, mais leurs histoires respectives et celles des autres personnages (notamment Caroline) m'ont touché. Il manque un je-ne-sais-quoi au film pour que je l'apprécie totalement, mais force est de reconnaître qu'il propose une histoire sincère, à laquelle chacun peu s'identifier, et ce faisant, un bon moment devant son écran.

L'Archipel des larmes (Camilla Grebe)

note: 4La haine des femmes Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

"L'archipel des larmes" raconte l'histoire de plusieurs femmes : policières, jeunes mères, femmes assassinées. En 1944, Elsie, la première d'entre elles, jeune auxiliaire de police, découvre le cadavre d'une femme assassinée, clouée à son plancher. Britt-Marie, trente ans plus tard, découvre une autre femme assassinée dans les mêmes conditions. Le lien est évident, elle mène l'enquête. Le meurtrier fait à nouveau fois parler de lui dans les années 80. Hanne, l'une des premières profileuses se lance alors à sa recherche. L'enquête arrive à son terme en 2019 lorsque Malin reprend le flambeau. Camilla Grebe signe ici un très bon roman policier qui lui a d'ailleurs valu le prix du meilleur roman scandinave. L'intrique se déroule sur plus de 70 ans et donne à voir l'évolution de la Suède et de sa société. À chaque époque, le lecteur suit l'enquête du point de vue d'une femme : le roman prend donc un accent, volontairement ou non, très féministe et donne à voir une autre facette de la Suède pays souvent érigé en parangon de l'égalité homme-femme. L'effet de répétition des meurtres, le rappel à chaque nouvelle époque des événements passés peut créer un sentiment de lassitude. Mais chacune apporte son lot de nouveautés (changement de personnages, de société, de façon d'aborder l'enquête) et maintient le suspens. Après ma lecture de "Le journal de ma disparition" que j'avais beaucoup apprécié, L'archipel des larmes confirme mon appréciation et me donne envie de poursuivre ma découverte de l'œuvre de Grebe.
*** Disponible en numérique

La sentence (John Grisham)

note: 4Un mystère familial Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

En octobre 1946, Pete Banning fermier dans le Mississippi et héros de la Seconde Guerre mondiale, se rend à Clanton dans l’Église méthodiste et abat le révérend Dexter Bell, grand soutien de la famille Banning lors de l’absence du père parti au front. Pete ne cache pas son meurtre, au contraire, il le revendique, mais refuse obstinément d’expliquer son geste, laissant sa communauté et sa famille dans l’incompréhension totale.
Je découvre donc John Grisham avec La sentence et le moins que je puisse dire c’est que cette lecture, à peine l’avais-je terminé, m’a donné envie d’ouvrir un autre volume de l’auteur. L’univers créé par Grisham est captivant : il y a d’abord l’ambiance des champs de coton du sud des Etats-Unis encore ségrégationniste. Puis celle des forêts tropicales des Philippines, où se joue le théâtre de la Seconde Guerre mondiale. Cet univers, c’est aussi celui de la cour de justice qui tente de comprendre les raisons de cette affaire. Et c’est, enfin, une plongée, immersive, dans une famille et ses secrets.
Les différentes phases du roman distillent bien des indices et les théories s’échafaudent facilement. Mais le lecteur attend les toutes dernières pages pour les confronter à la réalité créée par Grisham. La tension est parfaite entre l'envie de rester dans cet univers, de découvrir un peu plus chacun des personnages et celle d’arriver le plus rapidement possible à la fin du roman, pour découvrir le fin mot du mystère entourant la mort de Dexter Bell.
*** Disponible en numérique

L'Archipel des larmes (Grebe, Camilla)

note: 4La haine des femmes Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

"L'archipel des larmes" raconte l'histoire de plusieurs femmes : policières, jeunes mères, femmes assassinées. En 1944, Elsie, la première d'entre elles, jeune auxiliaire de police, découvre le cadavre d'une femme assassinée, clouée à son plancher. Britt-Marie, trente ans plus tard, découvre une autre femme assassinée dans les mêmes conditions. Le lien est évident, elle mène l'enquête. Le meurtrier fait à nouveau fois parler de lui dans les années 80. Hanne, l'une des premières profileuses se lance alors à sa recherche. L'enquête arrive à son terme en 2019 lorsque Malin reprend le flambeau. Camilla Grebe signe ici un très bon roman policier qui lui a d'ailleurs valu le prix du meilleur roman scandinave. L'intrique se déroule sur plus de 70 ans et donne à voir l'évolution de la Suède et de sa société. À chaque époque, le lecteur suit l'enquête du point de vue d'une femme : le roman prend donc un accent, volontairement ou non, très féministe et donne à voir une autre facette de la Suède pays souvent érigé en parangon de l'égalité homme-femme. L'effet de répétition des meurtres, le rappel à chaque nouvelle époque des événements passés peut créer un sentiment de lassitude. Mais chacune apporte son lot de nouveautés (changement de personnages, de société, de façon d'aborder l'enquête) et maintient le suspens.
Après ma lecture de "Le journal de ma disparition" que j'avais beaucoup apprécié, L'archipel des larmes confirme mon appréciation et me donne envie de poursuivre ma découverte de l'œuvre de Grebe.

Un Long Dimanche de fiançailles (Jean-Pierre Jeunet)

note: 3A la recherche de l’amour perdu Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

"Un long dimanche de fiançailles" fait partie de ces films qu’on ne présente plus, car ils sont connus de tous ou presque. Cette adaptation du roman éponyme de Sébastien Japrisot met en scène l’histoire de Mathilde, jeune femme persuadée que son amant Manech a survécu à sa condamnation à mort pour automutilation dans les tranchées de la Première Guerre mondiale. Alors que la France tente de se reconstruire, Mathilde mène, inlassablement, son enquête.
À l’époque de mon premier visionnage, je venais de refermer le roman de Sébastien Japrisot et encore enivrée de ma lecture, le film, malgré quelques incohérences et partis pris éloignés du roman, m’avait beaucoup plu.
Aujourd’hui, si je suis toujours fascinée par l’univers créé par Japrisot, son adaptation à l'écran me convainc moins. Les éléments qui m’avaient enthousiasmée me laissent aujourd’hui perplexe : je n’ai pu me détacher du sentiment que Jeunet avait voulu faire une grande œuvre, une fresque romanesque. Et je comprends que l’on puisse tirer une telle chose du roman de Japrisot mais je suis davantage intéressée par la simplicité et la pureté de cette histoire d'amour. Bien sûr, cette simplicité est présente dans le film, mais son esthétique, qui vieillit d'ailleurs assez mal selon moi, ne lui rend pas hommage.
Cette critique pose les questions de l'évolution du rapport à une œuvre, du rapport entre une œuvre originelle et son adaptation (et ce que peut en tirer le spectateur). Ce n’est ici finalement que la critique des partis pris d’un réalisateur, au regard de goûts relatifs et personnels. Le film n'en reste pas moins divertissant et je le regarderai de nouveau avec plaisir, ne serait ce que pour le jeu des acteurs (je pense spontanément à Dominique Pinon, Chantal Neuwirth et Albert Dupontel).

La sentence (Grisham, John)

note: 4Un mystère familial Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

En octobre 1946, Pete Banning fermier dans le Mississippi et héros de la Seconde Guerre mondiale, se rend à Clanton dans l’Église méthodiste et abat le révérend Dexter Bell, grand soutien de la famille Banning lors de l’absence du père parti au front. Pete ne cache pas son meurtre, au contraire, il le revendique, mais refuse obstinément d’expliquer son geste, laissant sa communauté et sa famille dans l’incompréhension totale. Je découvre donc John Grisham avec "La sentence" et le moins que je puisse dire c’est que cette lecture, à peine l’avais-je terminé, m’a donné envie d’ouvrir un autre volume de l’auteur. L’univers créé par Grisham est captivant : il y a d’abord l’ambiance des champs de coton du sud des États-Unis encore ségrégationniste. Puis celle des forêts tropicales des Philippines, où se joue le théâtre de la Seconde Guerre mondiale. Cet univers, c’est aussi celui de la cour de justice qui tente de comprendre les raisons de cette affaire. Et c’est, enfin, une plongée, immersive, dans une famille et ses secrets. Les différentes phases du roman distillent bien des indices et les théories s’échafaudent facilement. Mais le lecteur attend les toutes dernières pages pour les confronter à la réalité créée par Grisham. La tension est parfaite entre l'envie de rester dans cet univers, de découvrir un peu plus chacun des personnages et celle d’arriver le plus rapidement possible à la fin du roman, pour découvrir le fin mot du mystère entourant la mort de Dexter Bell.

Que fais-tu Fantine ? (Emmanuelle Houdart)

note: 4Promenade dans un monde imaginaire Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

Fantine une petite fille part à la recherche d'objets et de personnages cachés dans chaque page, les dessins très colorés débordent d'imagination. La dernière page donne les réponses aux devinettes. Emmanuelle Houdart illustratrice et peintre, mêle dans cette histoire la fantasmagorie ainsi que la réalité dans un univers qui touche les enfants.

Du bruit sous le lit (Jean-Marc Mathis)

note: 3Peurs nocturnes Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

En pleine nuit, un petit garçon commence à parler avec un monstre dégoûtant, le plus abominable de la terre et le compare à un géant qui mange un poulet, boit un litre de bière d'un coup. Finalement, l'affreuse créature ne fait pas le poids et disparaît de la chambre ! Histoire drôle pour vaincre les cauchemars. Jean-Marc Mathis dit Mathis (auteur, illustrateur, créateur de bandes dessinées) a obtenu le prix des incorruptibles catégorie maternelle en 2006.

L'âme du cheval (Sacha Poliakova)

note: 4Lien de filiation Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

Un petit cheval grandit en l'absence du père parti sans regret dans un pays lointain avec de grandes montagnes qui disparaissent dans le ciel. Sa mère lui conseille de ne pas penser à ce père puissant et fort, assimilé à un humain. La seule chose que le petit cheval connaît, c'est qu'il savait courir comme aucun autre. Pourtant, il devient adulte. Album à partir de 5 ans. L'auteur dessine les racines des arbres qui représentent le thème de la filiation. D'origine russe, Sonia Poliakova, présente lors d'un salon des illustrateurs à Brunoy, nous entraîne dans une histoire poétique.

Flans, fars et clafoutis (Isabel Lepage)

note: 4Gourmandises Médiathèque de Brunoy - 20 avril 2020

Recettes classiques et originales pour 6 à 8 personnes. Une base avec des oeufs, du lait et du sucre pour élaborer 60 recettes salées ou sucrées avec des légumes et des fruits de saison pour toute la famille. Avec des conseils simples et des variantes pour varier les plaisirs comme le flan aux pommes caramélisés où la maïzena sera remplacée par de la farine de châtaigne ou de blé noir, la pâte brisée par de la pâte feuilletée parfumée avec de la poudre d'amandes ou de noisettes ; la recette du far aux pruneaux peut être réalisée avec des abricots secs, des figues ou des dattes. Régalez-vous !

Groudoudou et Ptititie découvrent ... le Japon (Anne-Sophie Coppin)

note: 5Voyage au pays du soleil levant Médiathèque de Brunoy - 10 avril 2020

Partir à la découverte d'un nouveau pays, c'est ce que permet l'histoire du gros matou, Groudoudou et de la petite souris, Ptititie qui s'envolent de Paris vers le Japon. L'album cartonné, illustré permet d'apprendre quelques notions clés avec plusieurs mots de vocabulaire de base pour une première approche sur ce pays lointain. L'auteur (responsable d'entreprise, professeur) partage ses goûts et ses connaissances des voyages dans ses ouvrages, le prochain "Roucoucou et Pepita découvrent...le Brésil paraîtra en mai prochain. Claire Shorrock vit à Bristol et illustre parfois ses propres histoires.

Les Plantes dépolluantes (Ariane Boixière)

note: 4Ces plantes qui nous veulent du bien ! Médiathèque de Brunoy - 10 avril 2020

Découvrez le pouvoir de vos plantes d'intérieur. Par exemple, saviez-vous que le palmier est efficace dans l'absorption du formaldéhyde, du benzène et du xylène. Les vertus de nos plantes d'intérieur ne se limitent pas à l'assainissement de nos maisons. Elles améliorent la circulation du son en évitant la réverbération d'ondes, participent à la lutte contre les vibrations nuisant au confort acoustique, qui peuvent provoquer des maux de tête et autres désagréments. Les gestes élémentaires donnés par Geneviève Chaudet, paysagiste d'intérieur et Ariane Boixière, journaliste passionnée par la nature, nous permettent d'améliorer notre santé avec leurs pouvoirs dépolluants. Inspirez-vous en découvrant la liste des plantes proposées.

L'amour est aveugle - Le ravissement de Brodie Moncur (Boyd, William)

note: 4Passion amoureuse dévastatrice Médiathèque de Brunoy - 9 avril 2020

15ème roman de l'auteur. Devenu accordeur de pianos à l'oreille absolue, Brodie Moncur un jeune écossais, supporte mal la tyrannie de son père. Il décide de partir à Paris pour exercer ses talents dans une filiale parisienne. Il y rencontre un vieux pianiste, John Kilbaron surnommé le "List irlandais" et la compagne de celui-ci, une jeune soprano russe, la très belle Lika Blum, dont il devient follement amoureux. Malaki, le frère de Kilbaron, dévoile leur liaison. Se croyant traqué, Brodie s'enfuit et n'a de cesse de voyager de Nice à Genève, de Trieste à Vienne jusqu'aux Iles Andaman, au large de l'Inde. Le personnage principal, Brodie, est très attachant ; il est le seul membre de sa famille à comprendre qu'il doit se libérer d'un père alcoolique. Les descriptions des villes, des quartiers, des coutumes, de 1894 à 1906, sont très vivantes. Bon moment de lecture, laissez-vous embarquez !...

Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon (Dubois, Jean-Paul)

note: 5Prix Goncourt 2019 : Histoire d'une chute Médiathèque de Brunoy - 9 avril 2020

Un homme un peu naïf, Paul Hansen, partage depuis deux ans une cellule de 6m2 avec Patrick Horton un hells angel, incarcéré pour meurtre. Le roman alterne entre les souvenirs du narrateur qui survit grâce aux fantômes du passé, (ses parents, sa compagne Winona, mi-indienne, mi-irlandaise qui le fait, en rêvant, encore voler dans son aéroplane et leur fidèle chienne Nanook) et ses dialogues quotidiens avec son compagnon d'infortune dans le pénitencier de Bordeaux, près de Montréal. Au temps du bonheur, que s'est-il passé pour Paul alors intendant à l'arrivée d'un nouveau gérant ? Livre incontournable et émouvant, le récit mélancolique est composé de personnages atypiques et plein de tendresse, une belle plume à découvrir...

Jour de courage (Giraud, Brigitte)

note: 3Un roman engagé, pulsionnel, désordonné et maladroit comme l’adolescence. Médiathèque de Brunoy - 9 avril 2020

Livio a 17 ans. Il aime les hommes, depuis toujours. C’est en lui, c’est inné. Pas acquis.
Il n’a jamais franchi le pas. Il ne sait pas comment s’y prendre. C’est un secret qu’il ne peut dévoilé. Il n’y arrive pas. Même à sa meilleure amie Camille. Surtout pas à ses parents. Mais, au détour d’un voyage scolaire en Allemagne, il fait la connaissance d’un personnage qui a marqué son temps il y a une centaine d’années : Magnus Hirschfeld. Un scientifique, qui a tenté dans l’Allemagne en crise d’après la première guerre mondiale, de lutter contre la persécution des homosexuels. Il est aussi le premier à étudier la sexualité humaine sur des bases scientifiques. Livio a une révélation. Un déclic se fait en lui.
Alors, sous prétexe d’un exposé qu’il doit faire devant la classe qui devait parler du premier autodafé (la destruction par le feu) nazi en 1933, et qui justement, prit pour cible la bibliothèque de l’institut de sexologie qu’avait fondé Hirschfeld, il décide de faire son coming out. Beaucoup sentent bien le sujet bifurquer peu à peu. Ses camarades ne savent comment réagir. Le professeur d’Histoire non plus. Une énorme tension envahit la classe. Puis certains s’insurgent. D’autres se moquent. Quelques-uns tentent de comprendre. Camille qui est amoureuse de lui est profondément blessée.Livio n’avait pas prévu cela. Il pensait persuader, convaincre, lui, si timide habituellement. Il avait eu le courage ! Enfin ! Conquérir la liberté d’être lui-même... Il est anéanti. Brigitte Giraud m’a parfois perdu dans son récit saccadé. Les scènes, les années se percutent, s’imbriquent. On ne sait plus qui parle et quand. Livio n’est pas très convainquant. Il est jeune bien sûr. Et tout ça est sûrement fait à dessein. Mais malgré tout je reste sur ma faim.
Un roman court, engagé, pulsionnel, désordonné et maladroit comme l’adolescence.

Leurs enfants après eux (Mathieu, Nicolas)

note: 4Ils sont devenus comme s’ils n’étaient jamais nés... Médiathèque de Brunoy - 9 avril 2020

Nous sommes en 1992. Anthony a 14 ans. Fils d’ouvrier, sans éducation, son avenir est sombre. Il vit dans un patelin paumé du Grand Est, entre ville et campagne, ancienne terre de la sidérurgie française. Mais aujourd’hui, tout est fini. Délocalisées ou fermées, les usines du pays n’offrent plus rien à ses habitants. Pourtant ils restent. Ils restent parce que c’est leur terre ; aussi parce qu’ils n’ont nulle part où aller. Ici vit aussi Hacine, petit caïd de cette lointaine banlieue, perdue entre Metz et Nancy. C’est un fils d’émigrés marocains. Comme Anthony, il est né dans ce trou perdu. Ce sont les deux personnages principaux du roman que l’on va suivre pendant toute leur adolescence, autour desquels gravitent leurs familles, leurs amis. Ils se connaissent de loin en loin. Leurs pères travaillaient ensemble dans la dernière aciérie du pays, avant qu’elle ne ferme il y a quelques années. Ces deux familles sont liées par un mystérieux destin commun. En effet, chaque événement majeur, chaque changement important a impliqué un de leurs membres réciproquement. Nicolas Mathieu réussit à nous faire ressentir cette ambiance dramatique où l’on s’attend au pire tout le long du livre. Comme le destin qui doit s’accomplir. L’intensité sourde monte au milieu de cette vie morose. Tels les héros homériques Achille et Hector, Anthony et Hacine sont irrémédiablement voués à s’affronter. Le paroxysme est atteint à la toute fin de l’histoire... Un beau roman social, bien que noir et pessimiste qui condamne toute velléité de changement et englue la jeune génération malgré son désir d’ailleurs à reproduire inlassablement les tares de son milieu socio-culturel. Il nous conte la vie de ces intouchables de l’occident, ces très nombreux laissés-pour-compte du monde moderne. Avec une très belle épigraphe en tête du livre, tiré de l’Ancien Testament qui résume parfaitement la fatalité des propos de l’auteur :"Il en est dont il n’y a plus de souvenir, Ils ont péri comme s’ils n’avaient jamais existé ; Ils sont devenus comme s’ils n’étaient jamais nés, Et, de même, leurs enfants après eux."

Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon (Jean-Paul Dubois)

note: 5Prix Goncourt 2019 : Histoire d'une chute Médiathèque de Brunoy - 7 avril 2020

Un homme un peu naïf, Paul Hansen, partage depuis deux ans une cellule de 6m2 avec Patrick Horton un hells angel, incarcéré pour meurtre. Le roman alterne entre les souvenirs du narrateur qui survit grâce aux fantômes du passé, (ses parents, sa compagne Winona, mi-indienne, mi-irlandaise qui le fait, en rêvant, encore voler dans son aéroplane et leur fidèle chienne Nanook) et ses dialogues quotidiens avec son compagnon d'infortune dans le pénitencier de Bordeaux, près de Montréal. Au temps du bonheur, que s'est-il passé pour Paul alors intendant à l'arrivée d'un nouveau gérant ? Livre incontournable et émouvant, le récit mélancolique est composé de personnages atypiques et plein de tendresse, une belle plume à découvrir... Existe également en livre numérique.

Le consentement (Vanessa Springora)

note: 4Perversité d'un écrivain ou dérives d'une époque Médiathèque de Brunoy - 7 avril 2020

Vanesse Springora débute son récit par la rencontre de Gabriel Matzneff au cours d'une soirée à laquelle sa mère l'a entraînée. Celui qu'elle nomme G, est un écrivain de 50 ans à la présence cosmique dont elle ignore tout. Il séduit son auditoire ainsi que la jeune fille. Un père aux abonnés absents, une mère flattée, un immense besoin d'être regardée, les professeurs et les médecins ferment les yeux. V. débute une relation étrange avec G. qui ne lui dissimule pas non plus son attirance pour les adolescents (filles et garçons) jusqu'au jour où elle l'aperçoit dans la rue au bras d'une autre jeune fille. V. va le quitter malgré la culpabilité utilisée par sa mère. Fragilisée, elle consommera de la drogue. Aujourd'hui éditrice aux éditions Juillard, Vanessa Springora dévoile son histoire sans haine. Ses révélations nous questionnent sur la pédophIlie et les milieux littéraires des années 80. Une jeune fille peut-elle être consentante à 14 ans ?. L'association "Innocence en danger" demande que les ouvrages de Gabriel Matzneff soient retirés définitivement de la vente. Existe aussi en livre numérique.

Billy Elliot (Stephen Daldry)

note: 5Croire en ses rêves Médiathèque de Brunoy - 7 avril 2020

1984 : Dans le comté de Durham en Caroline du Nord, en pleine grève minière contre la fermeture des mines ordonnée par Margaret Thatcher alors premier ministre. Suite à la mort prématurée de sa mère, Billy Eliott, 11 ans, fils et frère de mineurs, s'occupe de sa grand-mère, la seule qui semble lui témoigner de la tendresse. Sans enthousiasme, Il pratique la boxe ; un jour, un cours de danse s'installe dans un coin de sa salle d'entraînement. Peu à peu, il développe un intérêt pour ce sport réservé aux filles en provoquant la colère de ses proches. Grâce à sa professeur, il va tenter de les convaincre, travaillant très dur en secret. Film conseillé à partir de 10 ans, avec quelques scènes violentes, l'acteur principal Jamie Bell, passionné de danse, âgé de 13 ans à l'époque, a été retenu parmi 2000 jeunes garçons, réalise ici une performance artistique ; la danse est décrite comme un moyen d'expression et de liberté, l'histoire nous apporte un aperçu du contexte social particulier au nord de l'Angleterre en 1984. A regarder en famille.

L'amour est aveugle (William Boyd)

note: 4Passion amoureuse dévastatrice Médiathèque de Brunoy - 6 avril 2020

15ème roman de l'auteur. Devenu accordeur de pianos à l'oreille absolue, Brodie Moncur un jeune écossais, supporte mal la tyrannie de son père. Il décide de partir à Paris pour exercer ses talents dans une filiale parisienne. Il y rencontre un vieux pianiste, John Kilbaron surnommé le "List irlandais" et la compagne de celui-ci, une jeune soprano russe, la très belle Lika Blum, dont il devient follement amoureux. Malaki, le frère de Kilbaron, dévoile leur liaison. Se croyant traqué, Brodie s'enfuit et n'a de cesse de voyager de Nice à Genève, de Trieste à Vienne jusqu'aux Iles Andaman, au large de l'Inde. Le personnage principal, Brodie, est très attachant ; il est le seul membre de sa famille à comprendre qu'il doit se libérer d'un père alcoolique. Les descriptions des villes, des quartiers, des coutumes, de 1894 à 1906, sont très vivantes. Bon moment de lecture, laissez-vous embarquez !...

Et toujours les forêts (Sandrine Collette)

note: 5Survivre à l'apocalpyse Médiathèque de Brunoy - 6 avril 2020

Traîné de foyer en foyer, non désiré par Marie sa mère, abandonné à 5 ans par ses mots "File, merde", est confié aux bons soins de la grand-mère de son père qu'il n'a jamais connu. D'abord effrayé, il trouve auprès d'Augustine, une vieille dame un peu bourrue, une affection contenue et grandit dans un hameau austère au creux de la vallée des forêts. Une vie nouvelle commence alors. A 18 ans, il part poursuivre ses études à Paris. D'abord solitaire, le jeune homme se lit d'amitié avec un groupe et découvre l'insouciance. Par ailleurs, la chaleur augmente sans cesse, les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin, un événement improbable va se produire. Avec ses nouveaux amis, Corentin aime passer ses soirées à la lumière des bougies dans des galeries souterraines, lorsqu'une déflagration soudaine les retient prisonniers. Ils réussissent à remonter à la surface, mais dehors tout n'est que chaos, le monde est balayé par le feu. Corentin n'a alors qu'une obsession, retrouver Augustine. L'ambiance sombre, décrite par des phrases courtes, relate la fin d'un monde ; l'auteur, comme dans ses romans précédents, aborde un thème sensible et nous rappelle combien la vie est précieuse. A lire sans hésiter !

Je prépare mes potions pour le jardin (Brigitte Lapouge-Déjean)

note: 4Soins naturels au jardin pour une planète préservée Médiathèque de Brunoy - 6 avril 2020

Ce livre est écrit par Brigitte Lapouge-Dejean jardinière en bio avec l'aide de Serge Lapouge ; ils nous font partager leur passion du jardin bio et leurs expériences. Cet ouvrage coloré décrit un large choix de préparations "maison" nécessaires pour l'entretien d'un beau jardin. Les recettes à base de plantes (macérations, décoctions, extraits fermentés ou purins de plantes) sont simples et indispensables. Grâce à des produits basiques achetés dans le commerce (l'argile, le bicarbonate de soude, la bière, le gros sel, l'huile de colza), les plantes à fleur, potagères et les arbres sont ainsi soignés en douceur. Les restes ne seront plus jetés dans la poubelle ; ils permettent d'obtenir de véritables potions magiques (le lait en badigeon ou en pulvérisation, le marc de café en arrosage, en surfaçage ou en répulsif persistant contre les fourmis).

Le Chasseur de papillons (Bernard Villiot)

note: 3Passion dévastatrice Médiathèque de Brunoy - 6 avril 2020

Miss Kabuki, s'inspire des papillons aux reflets d'or et aux éclats d'argent pour confectionner des broches. Monsieur Mirliton n'aime ni les fêtes et les enfants, attrape les papillons avec un peu d'éther dans ses filets pour les épingler dans ses vitrines et certaines espèces vont disparaître. Alors, la jeune fille décide de donner une leçon à l'odieux chasseur de papillons qui se moque des interdictions.
Album destiné aux enfants à partir de 7 ans.

Jour de courage (Brigitte Giraud)

note: 3Un roman court, engagé, pulsionnel, désordonné et maladroit comme l’adolescence. Médiathèque de Brunoy - 3 avril 2020

Livio a 17 ans. Il aime les hommes ; depuis toujours. C’est en lui, c’est inné. Pas acquis.
Il n’a jamais franchi le pas. Il ne sait pas comment s’y prendre. C’est un secret qu’il ne peut dévoilé. Il n’y arrive pas. Même à sa meilleure amie Camille. Surtout pas à ses parents. Mais, au détour d’un voyage scolaire en Allemagne, il fait la connaissance d’un personnage qui a marqué son temps il y a une centaine d’années : Magnus Hirschfeld. Un scientifique, qui a tenté dans l’Allemagne en crise d’après la première guerre mondiale, de lutter contre la persécution des homosexuels. Il est aussi le premier à étudier la sexualité humaine sur des bases scientifiques. Livio a une révélation. Un déclic se fait en lui.
Alors, sous prétexe d’un exposé qu’il doit faire devant la classe qui devait parler du premier autodafé (la destruction par le feu) nazi en 1933, et qui justement, prit pour cible la bibliothèque de l’institut de sexologie qu’avait fondé Hirschfeld, il décide de faire son coming out. Beaucoup sentent bien le sujet bifurquer peu à peu. Ses camarades ne savent comment réagir. Le professeur d’Histoire non plus. Une énorme tension envahit la classe. Puis certains s’insurgent. D’autres se moquent. Quelques-uns tentent de comprendre. Camille qui est amoureuse de lui est profondément blessée.Livio n’avait pas prévu cela. Il pensait persuader, convaincre, lui, si timide habituellement. Il avait eu le courage ! Enfin ! Conquérir la liberté d’être lui-même... Il est anéanti. Brigitte Giraud m’a parfois perdu dans son récit saccadé. Les scènes, les années se percutent, s’imbriquent. On ne sait plus qui parle et quand. Livio n’est pas très convainquant. Il est jeune bien sûr. Et tout ça est sûrement fait à dessein. Mais malgré tout je reste sur ma faim.
Un roman court, engagé, pulsionnel, désordonné et maladroit comme l’adolescence.
*Existe en livre numérique

Fil à fil (Jeanne Ashbé)

note: 3Premières aventures d'un bébé araignée dans la nature Médiathèque de Brunoy - 3 avril 2020

Une maman araignée donne naissance à plusieurs bébés ; l'un deux, curieux, découvre les dangers qui existent autour de lui ; ses rencontres avec un oiseau et un chat le font grandir.
Album cartonné avec peu de mots, destiné aux enfants de 0 à 3 ans.

Copains (Lucie Phan)

note: 3Copains ! Médiathèque de Brunoy - 3 avril 2020

C'est l'histoire de deux petits personnages Bleu et Rouge qui se chamaillent sans arrêt. Malgré tout, ils s'aiment et leur entente est la plus forte. Album cartonné, destiné aux enfants à partir de 6 mois.

Paris, secrets de Parisiens (Mathilde Mahaut)

note: 3Les facettes cachées de Paris Médiathèque de Brunoy - 3 avril 2020

L'auteure, promeneuse infatigable, part à la rencontre de 7 "vrais parisiens", amoureux de leur ville. Ils nous dévoilent leurs coups de cœur pour des jardins secrets, des façades étonnantes, des musées et nous incitent à découvrir des lieux de pause gourmande.
Arpentez les rues de Paris avec ce petit guide agrémenté de photos en couleurs, avec plus de 300 adresses, pour dénicher des lieux insolites et atypiques de notre capitale.

Cuisiner zéro déchet (Giovanna Torrico)

note: 5Un allié dans la cuisine Médiathèque de Brunoy - 3 avril 2020

Ce livre nous incite à changer nos habitudes et nous offre quelques précieuses astuces pour manger sain, en achetant des produits locaux et de saison. Avec un temps limité de préparation, les 100 recettes accompagnées de photos illustrées, permettent, en quelques minutes, d'utiliser au mieux nos restes (pâtes, riz, pulpes de carottes, pain rassi) tout en réduisant le gaspillage. Au quotidien et avec un peu d'organisation, les recettes gourmandes salées ou sucrées sont très faciles à réaliser et votre budget alimentaire est ainsi diminué.

Le Cheval bleu (Nathan Hale)

note: 3Album pour les 3 à 6 ans Médiathèque de Brunoy - 3 avril 2020

Abandonné par Mr Leblanc, le cheval bleu "le plus intelligent du canton" part à la ville dans une vieille auto en compagnie de la vache orange. Leur périple sera parsemé d'incidents cocasses.

Dans les angles morts (Brundage, Elizabeth)

note: 4Un roman noir et psychologique Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

« Des fantômes, un meurtre, un psychotique terrifiant qui a pourtant l’air normal, et une écriture superbe. » Stephen King.

Dans l'ombre du paradis (Sten, Viveca)

note: 4Nouveau meurtre à Sandhamm Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

Dans l’ombre du paradis est le 7e tome des aventures policières de Nora Linde et de son ami de la police d’investigation Thomas Andreasson. Nora jouit de son nouveau poste à l’Agence de Lutte contre la criminalité financière et de sa vie en compagnie de Jonas, de leur fille de 4 ans et de ses deux garçons, Adam et Simon. Thomas, lui, est en proie au doute concernant sa carrière. La vie quotidienne est bousculée par l’arrivée sur l'île de Sandhamm du financier Carsten Larsson et de sa famille. Les évènements se précipitent après le déclenchement d’un incendie sur la propriété des Larsson la nuit de la pendaison de crémaillère de leur maison dont la construction avait tant fait jaser l’île.
S’il est agréable de retrouver la plume de Viveca Sten, j'ai parfois eu le sentiment au fil de ma lecture que la passion s’essoufflait quelque peu. Et pourtant, je suis tout à fait satisfaite de cette lecture. Sten a su ficeler une bonne enquête avec un rythme et un point de vue très intéressant. À cet égard, j’ai été assez surprise de son dénouement (ce qui n’est pas toujours le cas). Par ailleurs, la position de Thomas m’a touché. Il est rassurant de voir s’exprimer à travers ce personnage une remise en question de son travail, et donc, de sa vie. La force du roman réside certainement dans le soin accordé à la construction des personnages et de leurs états d’âmes. Sten pourrait encore pousser plus loin : il n’y a jamais trop d’introspection et c’est aussi ce qui fait l’attachement aux personnages et assure, dans la durée, l’intérêt du lecteur. Il me tarde, une nouvelle fois, de découvrir la suite des aventures de Nora, Thomas et des autres.

Dans l'ombre du Paradis (Viveca Sten)

note: 4Nouveau meurtre à Sandhamm Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

Dans l’ombre du paradis est le 7e tome des aventures policières de Nora Linde et de son ami de la police d’investigation Thomas Andreasson. Nora jouit de son nouveau poste à l’Agence de Lutte contre la criminalité financière et de sa vie en compagnie de Jonas, de leur fille de 4 ans et de ses deux garçons, Adam et Simon. Thomas, lui, est en proie au doute concernant sa carrière. La vie quotidienne est bousculée par l’arrivée sur l'île de Sandhamm du financier Carsten Larsson et de sa famille. Les évènements se précipitent après le déclenchement d’un incendie sur la propriété des Larsson la nuit de la pendaison de crémaillère de leur maison dont la construction avait tant fait jaser l’île.
S’il est agréable de retrouver la plume de Viveca Sten, j'ai parfois eu le sentiment au fil de ma lecture que la passion s’essoufflait quelque peu. Et pourtant, je suis tout à fait satisfaite de cette lecture. Sten a su ficeler une bonne enquête avec un rythme et un point de vue très intéressant. À cet égard, j’ai été assez surprise de son dénouement (ce qui n’est pas toujours le cas). Par ailleurs, la position de Thomas m’a touché. Il est rassurant de voir s’exprimer à travers ce personnage une remise en question de son travail, et donc, de sa vie. La force du roman réside certainement dans le soin accordé à la construction des personnages et de leurs états d’âmes. Sten pourrait encore pousser plus loin : il n’y a jamais trop d’introspection et c’est aussi ce qui fait l’attachement aux personnages et assure, dans la durée, l’intérêt du lecteur. Il me tarde, une nouvelle fois, de découvrir la suite des aventures de Nora, Thomas et des autres.
* Existe en livre numérique

Glass (M Night Shyamalan)

note: 2Psychologie d’êtres fantastiques Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

Suite aux évènements relatés dans "Split", David Dunn (l’homme incassable) se met en chasse pour trouver La Bête. Après un affrontement, les deux sont enfermés dans un asile en présence d’Elijah Price (l’homme aux os de verre).
Il n’est pas impossible de voir "Glass" sans avoir visionné les deux premiers opus de la trilogie de M. Night Shyamalan, mais "Incassable" (2000) et "Split" (2017) apportent une autre dimension au film. Le film se place dans la continuité directe de Split : le décor est posé dès le départ et le rythme s’impose. Toutefois, il me faut avouer que le film m’a déçu au regard des deux premiers opus. Le scénario semble moins bien ficelé. La séquence ultime de Split m’avait laissé dans l’attente de la réunion de ces personnages mais Price est éteint, Dunn absent et Crumb/la Bête bien plus grotesque que dans Split.
Le film s’organise en deux grands temps, une première partie relativement calme, faite de débats, et une seconde plus dynamique mais débouchant sur un final décevant. Je crois en fait que c’est ce retournement de situation final qui me laisse un goût amer, mais tout bien considéré, il présentera sans doute un intérêt particulier pour d’autres spectateurs.

Petit paysan (Hubert Charuel)

note: 4Un thriller agricole poignant Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

Petit paysan est le premier long métrage d’Hubert Charuel, fils d’un couple d’agriculteurs. Il met en scène Swann Arlaud dans le rôle de Pierre, éleveur de vaches laitières. Sa vie s’accélère et prend un tour dramatique lorsque sa sœur, vétérinaire, confirme que l’une de ses bêtes est atteinte par l’épidémie qui commence à se répandre en France. Pierre sait que cela condamne son troupeau mais fait alors tout pour sauver ses vaches.
Le scénario n’est pas sans rappeler la crise de la vache folle qui a plongé le monde des éleveurs dans le désarroi et de nombreux pays dans la psychose. Charuel tente de présenter la difficulté du travail des paysans aujourd’hui, leur relégation sociale, le manque de considération et plus simplement la difficulté à vivre de ce métier. Sans doute ce film est-il un hommage au milieu dont il est issu et qu’il a choisi de quitter.
Ce film est plein de défauts (je pense notamment aux personnages parfois caricaturaux). Mais il m’a plu parce qu’il m’a parlé. La folie du scénario n’est, pour moi, pas alambiquée, elle reflète d’une certaine façon la folie administrative, politique (etc) à laquelle sont confrontés chaque jour les paysans français. Ce film m’a plu parce qu’il m’a touché : certes les défauts existent, mais tellement peu de films sont réalisés sur ce sujet qu’il faut, finalement, saluer cette tentative et la prendre pour ce qu’elle est, un thriller agricole poignant et, quelque part, assez réaliste.
* Existe en VOD

Les animaux fantastiques (David Yates)

note: 3A la recherche du niffleur... Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

En 1926, Norbert Dragonneau fait escale à New York après un voyage autour du monde au cours duquel il s’est afféré à répertorier les créatures magiques. Il croise Jacob Kowalski, Non-Maj’ (Moldu) qui libère accidentellement quelques-unes de ces créatures cachées dans une sacoche magique. Norbert, aidé de Jacob, d’une inspectrice et de sa sœur se lance à leur recherche sur fond de préparation d’une guerre entre les Non-Maj et les sorciers.
Les animaux fantastiques offre une note rafraîchissante dans l’univers magique crée par J.K. Rowling. Loin de Poudlard, le spectateur redécouvre la magie de cet univers. Je n’en attendais pas grand-chose et je dois dire que j’ai été surprise. J'ai, je crois, été séduite par l’introduction de toutes ces nouvelles créatures. Elles permettent de confronter l’univers moldu et l’univers magique avec humour et fraîcheur.
Finalement, le reste de l’intrigue m'a semblé secondaire. D'autant plus qu'elle apparaît comme une répétition de l’intrigue d’Harry Potter : un soulèvement des forces du mal se prépare. Cela contribue à un sentiment éprouvé au cours du film : il s’adresse en partie à des initiés. Un connaisseur de l’univers d’Harry Potter s’y reconnaîtra, en revanche pour les autres, c’est plus difficile, allusions et références ne permettent pas toujours de saisir l’ensemble. De façon générale, le film passe trop rapidement sur certains points, les actions s’enchaînent mais ne permettent pas de profiter pleinement de ce nouvel univers. Symboliquement, à l’exception de Norbert (et peut être de Jacob), les personnages sont très peu attachants par manque de développement.
Ainsi donc, les animaux fantastiques proposent une nouvelle approche rafraîchissante de l’univers magique créé par Rowling mais l’on reste un peu sur sa faim.

Spy Kids (Robert Rodriguez)

note: 3Une grande famille d’espions Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

"Spy Kids" est l’histoire d’une famille d’espion, la famille Cortez. Ingrid et Gregorio, les parents, sont deux ex-agents secrets. Leurs enfants Carmen et Juni ne sont absolument pas au courant du passé de leurs parents. Ils sont brutalement confrontés à la réalité lorsque leurs parents, forcés de reprendre leurs activités pour sauver des agents portés disparus, se retrouvent eux aussi en danger. Carmen et Juni sont alors projetés dans un univers de gadgets et de Fooglies.
Spy Kids est un film étonnant, loufoque et parodique, qui réunit quelques grands acteurs : Banderas (excellent d’autodérision), Clooney, etc. L’univers est kitch et fantasmagorique. Un film pour les petits et les grands enfants. On l'apprécie pour son second degré. D’aillleurs, sous ces airs de comédie dérisoire, "Spy Kids" propose de façon sous-jacente un regard critique sur la société du début des années 2000 (toujours d’actualité), notamment concernant la société de consommation.

Il Bidone (Frederico Fellini)

note: 5Des vies d’escrocs Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

"Il Bidone" de Federico Fellini dresse le portrait de trois escrocs (Augusto, Picasso et Roberto) trompant les miséreux et les plus crédules pour vivre. Augusto remet progressivement en cause son mode de vie, alors qu’une nouvelle filouterie se présente.
Sous ses airs de comédie, "Il Bidone" illustre une tragédie humaine d'après-guerre : la roublardise des uns prêts à sacrifier les autres pour pouvoir continuer à vivre. Le fait est posé dès la première séquence du film, mettant en scène la première arnaque des trois hommes. On attend légitimement une évolution, animé par l’espoir d’une rédemption, d’une fin morale comme on l’attend si souvent au cinéma. Fellini met en scène avec réalisme la rudesse d'un monde simple, il suscite un sentiment de malaise persistant, de révolte et de pitié. Pitié pour les victimes et les familles des escrocs ; pitié pour les escrocs, dans leur cruauté et leur naïveté attachante. Peut-être est-ce aussi pour cela qu’on leur souhaite une fin heureuse ?
Certes, le film met en scène et interroge une réalité des années 50, mais la construction des rapports humains qu’il présente est bel est bien toujours d’actualité. C’est ce qui est le plus touchant dans ce film.
* Existe en VOD

Vice (Adam McKay)

note: 3Une immersion dans la politique américaine Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

"Vice" retrace l’ascension politique de Dick Cheney, vice-président des États-Unis de 2001 à 2009 dans l’administration de George W. Bush. Depuis les années 60, le spectateur observe le rôle politique grandissant de Dick Cheney ainsi que sa vie familiale, les deux s’influençant inévitablement.
Adam McKay s'attaque une nouvelle fois à un sujet de société (on repense, notamment, à l'excellent "Anchorman" proposant un regard satirique sur le monde de la télévision) et offre un voyage saisissant dans les coulisses de la politique gouvernementale américaine.
L’interprétation de Christian Bale est frappante. Du jeune homme éclusant les bars dans les années 60 au politique de l’ombre, Bale incarne avec prestance Dick Cheney. La transformation physique fut totale, mais l’appropriation du personnage est également réelle.
McKay cherche sans doute à dresser une image nuancée de l’homme politique (les scènes familiales jouent un rôle important dans cette perspective). Mais, il n’en reste pas moins que le film prête le flan à quelques critiques. La première et la plus évidente, concerne la présentation du rôle de Cheney dans la politique américaine. Son influence est indéniable. Néanmoins, un regard peu éclairé lors du visionnage, pourrait conduire à absoudre ses compagnons de route (à retenir, notamment, la performance excellente de Sam Rockwell en G.W. Bush) de leurs responsabilités. Par ailleurs, beaucoup de mystère entoure encore aujourd’hui l’ancien vice-président. C’est donc à grands renforts de symboles que McKay comble les trous, la satire manque parfois de finesse. Finalement, n’est-ce pas là un effet recherché du réalisateur ? La question se pose en tout cas à la fin du visionnage.

La mémoire envolée (Dorothée Piatek)

note: 4Souvenirs Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

Aujourd'hui, dans la vie de Mamie, les mots se promènent à l'envers, à l'endroit, ils n'en font qu'a leur tête... Je me souviens pour elle...Un album avec plein de couleurs et de détails à regarder qui raconte l'histoire d'une mamie qui perd sa mémoire. Cela va perturber sa vie. Les illustrations montrent le monde de sa mamie. On voit qu'elle mélange tout dans sa tête et qu'elle est fatiguée mais qu'elle a encore de l'amour pour tous. Au delà d'une thématique difficile, il parle de la maladie d'Alzheimer avec beaucoup de légèreté, d'humour, de tendresse. A partir de 6 ans.

Mon Paris littéraire (François Busnel)

note: 5Les libraires, un lieu de vie Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

Critique littéraire, l'auteur nous emmène pour une balade à la découverte des librairies de Paris, faite d'itinéraires en zig-zag. A l'aide d'une carte en couleurs bien détaillée, arrondissement par arrondissement, les librairies indépendantes, confidentielles, tendances sont mises en avant avec un aperçu de quelques immeubles où reste gravée la trace du passage d'écrivains ou personnages célèbres. Les chapitres sont ponctués de citations d'auteurs célèbres (Paul Morand, Boris Vian, Montaigne...) Le plaisir de déambuler n'est pas seulement intellectuel. Pour compléter cette flânerie, le guide nous propose de nous restaurer ou de boire un verre dans des lieux atypiques. Partez à la recherche de ces espaces de résistance, véritables coups de coeur de l'auteur !....

Plume et la station polaire (Hans de Beer)

note: 4Une belle amitié Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

Plume, un ourson polaire rencontre un peureux petit lapin nommé Colin.Il neige beaucoup et la tempête arrive. Le téméraire plume va commettre une bêtise en pénétrant dans la station polaire. Heureusement, Colin qui ne manque pas de courage, va aider son nouvel ami.
L'histoire aux illustrations de couleur pastel, se terminera bien.

La couture (Perrine Colignon)

note: 3Activité de loisirs Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

Pour débutants et bien commencer des travaux courants, l'ouvrage accompagné d'un sommaire précis, permet de se familiariser avec le matériel, de bien choisir la machine à coudre et de maîtriser les bases. Les étapes (coudre à la main, coudre à la machine, utiliser un patron, les techniques principales) sont illustrées par un dessin coloré en rose.
Seul bémol, ce livre possède des dimensions trop petites et manque d'exemples concrets (pour les assemblages de vêtements, par exemple).

Zou à vélo (Michel Gay)

note: 5Rencontres de générations Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

L'arrière-grand-mère (Bisaïeule) de Zou offre un cadeau à l'enfant. Le petit zèbre ne veut pas la remercier. Il part sur son nouveau vélo et renverse son grand-père. Bisaïeule prend sa défense. C'est une histoire attachante où l'auteur aborde avec tendresse les relations avec une arrière-grand-mère et sensibilise à la vieillesse.

Sur le chantier (Byron Barton)

note: 3Découverte des engins et du travail sur le chantier Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

Un album qui explique avec des graphismes simples le nom des machines et le déroulement d'une journée des ouvriers : tractopelles, bulldozers, bétonneuses n'ont plus de secret. Une seule phrase est écrite par page, album fragile.

Le potager selon Xavier (Xavier Mathias)

note: 3Passion du jardin Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

Agriculteur, maraîcher bio, l'auteur explique à tous ceux qui possèdent un petit balcon ou un jardin potager, pas à pas, la culture de diverses variétés de légumes oubliés. Avec humour, sans produit chimique, il nous invite à jardiner autrement et à profiter de ce lieu propice au rêve et à l'évasion. Un glossaire de mots, un index général, une bibliographie jardinière permettent de compléter encore plus ce documentaire.

Zou
Zou s'amuse dans la neige (Loïc Audrain)

note: 3Jeux dans la neige Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

A son réveil, Zou, un petit zèbre, découvre son jardin tout blanc. Il adore l'hiver et part avec Papi et Papa pour une partie de luges et une course à skis avec ses amis Elzée, Zak et Zinnia. Zak gagne la médaille du plus courageux. Adapté pour les + de 3 ans.

Léger comme une plume (Marc Lévy)

note: 4Rien n'est possible sans effort Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

L'histoire nous raconte les aventures de Brise, une fillette-vent qui rêve de devenir un grand vent. Grâce à sa rencontre avec un criquet, elle réussit à souffler sur une plume. Elle se sent alors aussi légère qu'elle. Un jour, elle deviendra un grand vent. Le message de ce livre nous rappelle qu'il ne faut pas brûler les étapes pour réussir, illustrations toutes douces réalisées par Florent Bégu.

Il y a un p'tit monstre qui habite chez moi (Frédéric Laurent)

note: 5Accueillir un nouveau bébé Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

Un enfant voit arriver chez lui un petit frère qui prend pour lui l'aspect d'un petit monstre rouge. Ses parents ne disent rien, tout le monde l'admire, tandis que lui, est puni. Le grand frère ne comprend pas tout de suite ; il va montrer l'exemple et trouver sa place d'aîné.

Les buffets de Sophie (Sophie Dudemaine)

note: 4Cuisine simple et conviviale Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

Les recettes illustrées, salées et sucrées, déclinées selon dix thèmes tels que le brunch, le fromage, les tartes et d'autres, spécialement destinées aux enfants vous permettent de composer un délicieux buffet pour 6 à 10 personnes. Quelques idées de décoration et un peu d'organisation, vous ferez plaisir autour de vous et serez parfaitement disponible pour vos invités. Faciles à réaliser.

Rois du Monde n° 1
Même pas mort (Jean-Philippe Jaworski)

note: 5Superbe odyssée celtique ! Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

C’était il y a longtemps, bien avant que les envahisseurs du sud ne viennent ravager les territoires de la Celtie. Un marchand venu de loin est reçu à la cour de Bellovèse. Au cours du banquet qui va suivre, il va entendre un récit héroïque à couper le souffle. « Je m’appelle Bellovèse, fils de Sacrovèse, fils de Belinos. Pendant la Guerre des Sangliers, mon oncle Ambigat a tué mon père. Entre beaux-frères, ce sont des choses qui arrivent. Surtout quand il s’agit de rois de tribus rivales… Ma mère, mon frère et moi, nous avons été exilés au fond du royaume biturige. Parce que nous étions de son sang, parce qu’il n’est guère glorieux de tuer des enfants, Ambigat nous a épargnés. » Ainsi débute le récit de Béllovèse, puissant souverain gaulois par une froide nuit d’hiver. Le marchand grec écoute religieusement les faits et gestes de son hôte. Ce dont il ne se doute pas, c’est qu’il est sur le point d’entendre une histoire digne de l’Odyssée des grecs. Jean-Philippe Jaworski nous livre un récit éblouissant. Véritable prélude à sa série « Rois du Monde ». En mêlant habilement monde du songe à la réalité, l’intervention des dieux celtes aux récits de combat, l’auteur nous emmène dans son univers aussi merveilleux que terrible. Au point de se perdre et de croire en la présence des divinités auprès du héros. Alors que la division entre les druides, risquant de plonger toute la Celtie dans la guerre, Bellovèse doit faire ses choix et accomplir la volonté des dieux à son égard. Laissez-vous emporter par cette épopée épique au son des carnyx !

les Francs royaumes n° 1
Par deux fois tu mourras (Éric Fouassier)

note: 5Véritable fresque historique Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

Après la mort de Clovis, son royaume est partagé entre sa descendance. Les rois francs vont alors tout faire pour devenir le seul et unique souverain. Meurtres, trahisons, complots politiques. Tous les moyens seront bons...En l’an de grâce 569, au palais de Rouen, au cœur du royaume de Neustrie, la jeune reine Galswinthe est retrouvée assassinée. La nouvelle est d’autant plus terrible qu’elle risque de rallumer les feux de la guerre entre la descendance de Clovis. Chilpéric roi de Neustrie ne semble pas affecté par la mort de sa reine. Il va pouvoir enfin profiter pleinement de la présence de Frédégonde, une servante gauloise à la réputation sulfureuse qui s’est hissée au rang de concubine royale. De son côté, Brunhilde, reine d’Austrasie est persuadée que la mort de sa petite sœur est due à l’intrigante reine neustrienne. Elle va faire appel à Arsenuis Pontius, un jeune lettré gaulois, aussi fin d’esprit que peu rompu aux complots et aux jeux politiques pour résoudre l’affaire. C’est seul qu’il devra aller à Rouen pour démêler le fil des complots. Mais le temps presse car Chilpéric charge Théodebert, l’un de ses fils, de marcher sur l’Austrasie. Très vite, le piège se referme sur le jeune gaulois. Le danger est partout, invisible et il viendra de là où l’on s’y attend le moins. C’est une véritable fresque historique que nous brosse Eric Fouassier. Sa description de la société mérovingienne colle d’autant plus à la réalité que l’auteur s’est soigneusement documenté sur la question. Complots politiques entre les descendants de Clovis, intrigues du clergé, décadence et violence de la haute noblesse franque. Voici le cocktail historique que nous a composé Eric Fouassier. A lire !
Interview de l’auteur : https://www.youtube.com/watch?v=vrsu_5dqeOs

Royal Corgi (Ben Stassen)

note: 4Royal Canin... Médiathèque de Brunoy - 2 avril 2020

Parmi la cour de la Reine d’Angleterre, il n’y a pas que des courtisans à deux jambes. Il y a aussi ceux à quatre pattes. Parmi eux, Rex et Charly. Ils feront tout pour être le corgi préféré de Sa majesté. Rex est un Corgi. Mais pas n’importe lequel, celui de la Reine. Le numéro 1 de la Reine d’Angleterre ! A lui la vie dorée et les papouilles ! Seulement Charly, un autre chien est jaloux. Il rêve de devenir le préféré de Sa Majesté. Profitant d’un impair du favori, son concurrent va lui tendre un piège.Rex va découvrir la rue, la fourrière, l’abandon et aussi qu'être le numéro 1 ne donne pas tous les droits. Mais il trouvera aussi l’amour, l’amitié et que finalement, avoir des personnes qui compte pour soi, c’est peut-être mieux.
Drôle et plein de références ciné, ce DVD va vous faire passer un bon moment en famille en compagnie des royaux toutous de Sa Majesté.

Le Bain de Mako (Kyoko Matsuoka)

note: 4Rituel du soir : et toi tu aimes aussi le bain ! Médiathèque de Brunoy - 1 avril 2020

Mako va entrer dans la baignoire avec son petit canard Pukka ; d'autres animaux, une tortue, les jumeaux pingouins, Zig et Zag, une otarie, un gros hippopotame et une baleine apparaissent les uns après les autres pour partager ce moment.Un véritable spectacle pour l'enfant jusqu'à ce que sa maman ouvre la porte, Mako a laissé vagabonder son imagination.
Cet album nous invite au partage et au plaisir du bain.

Angel Wings n° 1
Burma Banshees (Romain Hugault)

note: 5Sexy et rythmé, dessins très finement travaillés Médiathèque de Brunoy - 1 avril 2020

1944. Front Chine-Birmanie-Inde. Un avion de transport vient de se poser une base arrière américaine en Inde. Aux commandes ? Angela Mc Cloud. Une femme-pilote, chose rare à cette époque, qui se révèle aussi un agent de l’OSS en mission secrète. Ce premier tome d’une série de 6 est achevé. D’emblée, le décor est posé, des combats aériens féroces au-dessus d’une jungle hostile. Quant à l’intrigue, s’il s’agit dans un premier temps pour notre héroïne de s’imposer dans un milieu machiste et de survivre à la guerre, très vite elle devra mener à bien ses missions secrètes. Et surtout, réaliser l’objectif qu’elle s'est fixée. Poursuivant dans ses thèmes préférés, Hugault et Yann signent le premier volume d’une série de six BD achevée. Avec ses scènes de combat très finement travaillées, le dessinateur nous plonge au cœur de l’action. Les décors, soigneusement réalisés mettent en avant l’enfer vert sur lequel les carlingues rutilantes des avions étincellent. Le découpage des cases pour le moins novateur, met en valeur les scènes d’action et les expressions des personnages. Une vraie réussite !

Pierre Lapin (Beatrix Potter)

note: 4Premières aventures de Pierre Lapin Médiathèque de Brunoy - 1 avril 2020

Pendant l'absence de sa maman partie chez le boulanger, Pierre le dernier de la fratrie, espiègle petit lapin, va se faufiler dans le jardin de Monsieur MacGregor et connaître la peur lorsque le jardinier l'aperçoit. Ce petit conte traite de la désobéissance et de ses conséquences. L'histoire est amusante, les illustrations sont de véritables aquarelles qui allient l'imaginaire et la réalité.Pour compléter la lecture, vous pourrez l'écouter avec le CD joint. Un film "Petit lapin" a été adapté par Will Gluck en 2018.

Les animaux de Manami (Manami Fuchida)

note: 3Animaux à découvrir Médiathèque de Brunoy - 1 avril 2020

Pour les 0 à 3 ans. Ce petit imagier, permet de donner des noms rigolos à chaque animal (Miaou le Chat, Codette la poule, Coui-Coui la petite souris). Fabriqué à partir de ronds, carrés, rectangles aux couleurs vives et gaies, c'est une invitation à la créativité. Amuse-toi bien en réalisant des petites créations simples !

Le football (Jean-Michel Billioud)

note: 3Découverte du football Médiathèque de Brunoy - 1 avril 2020

Ce livre pop-up explique toutes les règles de ce sport avec des volets, des rabats, des tirettes. Destiné aux enfants à partir de 5 ans, pour tous ceux qui aiment, jouent au football, encouragent les joueurs ; vous pourrez participer à un kidi-jeu. Ne pas hésiter à le feuilleter.

Viol (Joyce Carol Oates)

note: 4Vengeance ! Médiathèque de Brunoy - 31 mars 2020

Cinq jeunes délinquants des beaux quartiers d’une petite ville ouvrière du nord des États-Unis, complètement ivres et drogués, comme tous les samedis soirs, encore plus excités ce samedi-là, car on est un 4 juillet, jour de fête nationale, déambulent dans les rues, en quête d’un mauvais coup. Vers minuit, la belle et affriolante Tina Maguire, après un barbecue entre voisins, a la mauvaise idée de vouloir rentrer plus vite chez elle avec sa fille de 12 ans Bethie, en coupant à travers le parc. Elle tombe sur la bande au plus mauvais moment... Ils l’ont laissée pour morte, tout près du lac, dans le hangar à bateaux. Un viol collectif, une tournante comme on dit, une abomination dont est témoin Bethie, qui après avoir été sérieusement agressée physiquement comme sa mère, échappe de peu au viol en se traînant derrière un tas de vieux canoës. Quand le silence revient, que les monstres sont partis, elle se hisse jusqu’à la route pour appeler à l’aide.
Puis la bande est arrêtée. Mais dès le début du procès, l’attitude du juge et les manœuvres bien rodées de l’avocat des voyous anéantissent une seconde fois Tina. Malgré des preuves accablantes, cet avocat de haut vol, aux tarifs exorbitants, trouve l’argument qui fera mouche dans cette société réactionnaire et conservatrice, instillant le doute quant à la moralité de la victime... et ça marche. Tina est trop belle, trop sexy. Elle est un peu trop marginale en plus... Les rumeurs fielleuses abondent dans la petite ville. Cette Tina, qui n’a plus de mari, n’a-t-elle pas eu ce qu’elle voulait ? « Elle le cherchait, cette garce. Habillée comme une pute. » disent certains.
La jeune femme ne réagit pas. Elle n’a plus les mots. Face à l’hébétement de sa mère et aux menaces pressantes des violeurs furieux d’avoir été reconnus, sa fille Bethie ne peut que prier pour l’intervention miraculeuse d’un sauveur, d’un bras vengeur, comme dans les romans. Mais dans la vie réelle, ça n’arrive jamais !!! Or il est là, dans l’ombre. Un flic épris de justice. Aimanté par le drame que vivent la mère et la fille. C’est un héros discret, entraîné dans une histoire d’amour peu banale qu’on peut appeler de la compassion, de l’empathie. Une sale histoire, racontée avec une éblouissante violence par Joyce Carol Oates, un grand auteur américain.

Dad n° 1
Filles à papa (Nob)

note: 4Papa-poule, un peu ado sur les bords Médiathèque de Brunoy - 30 mars 2020

Dad est un papa heureux mais absolument dé-bor-dé ! ll faut dire que ses quatre filles ne vont pas lui laisser le temps de souffler. Entre Pandora l’intello, Ondine au tempérament volcanique et Roxanne espiègle à souhait, il ne sait plus du tout où donner de la tête ! Heureusement Bébérénice, la dernière, semble moins accaparante.Drôle et pleine de tendresse, cette BD nous montre toutes les situations aussi improbables et inimaginables auxquelles un comédien au chômage peut être confronté. Pour notre plus grand bonheur.

Purgatoire des innocents (Karine Giebel)

note: 5A vos risques et périls ! Médiathèque de Brunoy - 27 mars 2020

Un braquage qui tourne mal... Quatre repris de justice récemment libérés... L'un d'eux est blessé et nos malfaiteurs sont aux abois... Une cavale qui semble trouver une issue favorable lorsque nos compères atterrissent chez une certaine Sandra... Sandra Thuillier, vétérinaire de son état. Sommée de soigner urgemment le jeune William qui a pris une balle dans la jambe, la vétérinaire se montre rapidement psychologiquement instable et anxieuse du retour de son "mari"... Manipulatrice aussi la gente dame... Le fameux mari, prétendument gendarme, est parti en mission et doit revenir très prochainement. Et quel retour ! Et avec quel "butin" ! Alors, nos braqueurs vont descendre en enfer. Eux qui pensaient avoir une planque idéale, en campagne, loin de toutes les turpitudes liées au barrages et aux contrôles policiers. Ces forces de l'ordre qu'ils vont souhaiter voir arriver à leur secours ! Eux, les ex-détenus qui auraient pourtant TOUT donné pour ne jamais retourner en prison... Quand cette même prison leur semblait être le comble de la violence et de l'horreur... Eux qui pensaient avoir tout enduré... et pourtant ! Un suspens psychologique et un huis clos implacable. Vous rentrerez dans ce roman... à vos risques et périls ! Un thriller impressionnant et talentueusement écrit pour vous mener au bout de l'inimaginable.

Toutes les couleurs de la nuit (Karine Lambert)

note: 5Tant qu'on est vivant des solutions existent Médiathèque de Brunoy - 27 mars 2020

Vincent va perdre la vue, le diagnostic est irrévocable. Ce prof de tennis de 35 ans qui avait tout pour être heureux expérimente le déni, la colère et le désespoir. Il se réfugie dans la vieille maison de papy Guy, son grand-père décédé 2 ans plus tôt, une vieille bicoque dans un village perdu. Il entreprend la création d'un potager et retrouve les souvenirs de son enfance. c'est sans compter sur l'aide de sa nouvelle voisine ! Il est question d'amour de la vie, de perte de repères et de solidarité. Amitié, amour, résilience, lenteur, regarder avec les doigts, le nez, les oreilles, la bouche sont les thèmes de ce récit lumineux, très agréable à lire mais parsemé de réflexions profondes.

L'ivresse des libellules (Laure Manel)

note: 4La vie ! Médiathèque de Brunoy - 27 mars 2020

Comme chaque année, quatre couples d'amis de longue date, d'une quarantaine d'années, partent en vacances sans enfant, dans une magnifique villa ardéchoise. Ils se connaissent très bien et tolèrent plus ou moins les travers de chacun. Mais l'arrivée d'une nouvelle personne, amie d'une amie, plus jeune et très jolie, vient perturber l'équilibre du groupe.
Une sorte de huis clos sur fond de décor de vacances avec des personnages sympathiques, tous avec leurs caractères, leur problèmes, leurs habitudes… Pas de drame, juste la vie.

Leurs enfants après eux (Nicolas Mathieu)

note: 4Ils sont devenus comme s’ils n’étaient jamais nés... Médiathèque de Brunoy - 25 mars 2020

Nous sommes en 1992. Anthony a 14 ans. Fils d’ouvrier, sans éducation, son avenir est sombre. Il vit dans un patelin paumé du Grand Est, entre ville et campagne, ancienne terre de la sidérurgie française. Mais aujourd’hui, tout est fini. Délocalisées ou fermées, les usines du pays n’offrent plus rien à ses habitants. Pourtant ils restent. Ils restent parce que c’est leur terre ; aussi parce qu’ils n’ont nulle part où aller. Ici vit aussi Hacine, petit caïd de cette lointaine banlieue, perdue entre Metz et Nancy. C’est un fils d’émigrés marocains. Comme Anthony, il est né dans ce trou perdu. Ce sont les deux personnages principaux du roman que l’on va suivre pendant toute leur adolescence, autour desquels gravitent leurs familles, leurs amis. Ils se connaissent de loin en loin. Leurs pères travaillaient ensemble dans la dernière aciérie du pays, avant qu’elle ne ferme il y a quelques années. Ces deux familles sont liées par un mystérieux destin commun. En effet, chaque événement majeur, chaque changement important a impliqué un de leurs membres réciproquement. Nicolas Mathieu réussit à nous faire ressentir cette ambiance dramatique où l’on s’attend au pire tout le long du livre. Comme le destin qui doit s’accomplir. L’intensité sourde monte au milieu de cette vie morose. Tels les héros homériques Achille et Hector, Anthony et Hacine sont irrémédiablement voués à s’affronter. Le paroxysme est atteint à la toute fin de l’histoire... Un beau roman social, bien que noir et pessimiste qui condamne toute velléité de changement et englue la jeune génération malgré son désir d’ailleurs à reproduire inlassablement les tares de son milieu socio-culturel. Il nous conte la vie de ces intouchables de l’occident, ces très nombreux laissés-pour-compte du monde moderne. Avec une très belle épigraphe en tête du livre, tiré de l’Ancien Testament qui résume parfaitement la fatalité des propos de l’auteur :"Il en est dont il n’y a plus de souvenir, Ils ont péri comme s’ils n’avaient jamais existé ; Ils sont devenus comme s’ils n’étaient jamais nés, Et, de même, leurs enfants après eux."

Sur les ossements des morts (Olga Tokarczuk)

note: 3Intrigant !... Médiathèque de Brunoy - 25 mars 2020

Le moins que je puisse dire c'est que ce roman d'Olga Tokarczuk m'a laissé circonspecte. Il y a tout d'abord le personnage principal Jennina Doucheyko, narratrice, ingénieure à la retraite, passionnée d'astrologie. Le lecteur suit sa vie, dans une petite bourgade isolée de Pologne et surtout l'enquête qu'elle mène suite à la mort de son voisin braconnier. Le personnage est attachant, passionné par la cause animale qu'il défend et l'écriture rend parfaitement compte de sa psychologie complexe. Seulement, j'ai parfois eu du mal à rester captivée par le récit. La multiplication des meurtres, la construction des coupables en la personne des animaux, les pérégrinations sans fin dans la vie de Jennina... Surtout, les occurrences trop présentes sur l'astrologie. Comprenons-nous bien, l'astrologie participe de l'atmosphère du roman, mais ces multiples occurrences ont contribué à me perdre. Finalement, il me faut peut-être reconnaître que c'est le réalisme de cette enquête dans le quotidien, sa tranquillité, sans rebondissements récurrents, qui m'ont peut-être perturbée. Est-ce un défaut en soi ? Je ne le pense pas.D'ailleurs, la dernière partie du roman m'a permis d'apprécier à sa plus juste mesure l'œuvre d'Olga Tokarczuk. La fin, peut être prévisible, n'en reste pas moins intéressante, fascinante. Je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans "Sur les ossements des morts". Le texte peut agacer autant qu'il fascine, finalement, il interroge le lecteur. NB: Le roman a connu une adaptation au cinéma Spoor (2017) d'Agnieszka Holland.

Les cent puits de Salaga (Ayesha Harruna Attah)

note: 4Dépaysant Médiathèque de Brunoy - 25 mars 2020

Ayesha Harruna Attah, dont c’est le premier livre traduit en français, nous conte le destin croisé de deux jeunes filles à la fin du XIXème siècle, dans ce qui allait devenir La république du Ghana. Aminah, quinze ans, vit dans un modeste village et aimerait devenir cordonnier comme son père. Wurche, un peu plus âgée, est la fille du chef de Salaga (haut lieu du commerce d’esclaves) et aimerait participer à la vie politique du pays. Toutes les deux se voient opposer un refus à leurs aspirations : ce n’est pas le rôle d’une jeune fille. Et qu’elles soient fille de roi ou de cordonnier, leur destin est tracé : Aminah, peu après la disparition de son père, sera capturée par une bande de cavaliers, chasseurs d’esclaves.
Wurche n’aura pas d’autres choix que de se plier aux ordres de son père et d’épouser un chef important pour lier des alliances politiques. Une lecture très agréable et dépaysante, il n’est pas fréquent de lire un roman ghanéen.

Le monde selon Guirec et Monique (Guirec Soudée)

note: 4Une poule, un marin, un voilier et l’envie de prendre la mer Médiathèque de Brunoy - 23 mars 2020

C’est l’histoire vraie d’une poule et d’un jeune marin (22 ans !) qui, comme tous les gens de mer, rêve de prendre le large. Il décide d’acheter un petit voilier qu’il baptisera l’Yvinec, du nom de son île natale, pour parcourir le monde. Après avoir effectué les premières réparations nécessaires, et sans aucune expérience, il se lance dans sa première traversée de l’atlantique en solitaire. Ce sera pour lui le début d’un périple de 45 000 miles qui va durer près de 5 ans.
Captivant et prenant, « Le monde selon Guirec et Monique » nous fait revivre les péripéties maritimes du jeune breton. D’abord bâti comme un journal de bord, il nous fait revivre les temps forts et les rencontres de cette fabuleuse et dangereuse aventure sur les mers.

Marche blanche (Claire Castillon)

note: 3Chronique d'une descente aux enfers Médiathèque de Brunoy - 23 mars 2020

Hortense, une petite fille de 5 ans a été kidnappée dans un parc, dans une petite bourgade des Alpes. On ne la retrouvera jamais. Nous retrouvons le quotidien de ses parents une dizaine d’années plus tard. Carl, le père, a intégré le traumatisme. Il continue de faire des affiches et à être en lien avec la police ou des journalistes qui ont suivi l’affaire mais c’est surtout pour soutenir sa femme qui, elle, a perdu pied. La mère, dont on ne connaîtra pas le prénom, est tombée dans la folie. À la fois neurasthénique et schizophrène, elle s’est inventée un monde où sa fille est toujours présente. Un jour, de nouveaux voisins viennent s’installer dans la maison d’en face. Ils sympathisent avec le couple qui leur présente leurs deux enfants adolescents, Ludo, le plus grand, et Hélène, 14 ans, pile l’âge qu’aurait eu Hortense aujourd’hui. Et là, la machine s’emballe... jusqu’au désastre. Une étude psychologique, au plus près du ressenti d’une femme malade qui n’a plus aucun repère. Claire Castillon dissèque l’âme perturbée de cette femme, qui vit sans but ni émotion et qui nous le restitue, parfois jusqu’à l’ennui. Mais le livre est bien écrit, et sa conclusion bien que prévisible est tout à fait glaçante...

La cité de feu (Kate Mosse)

note: 4Captivant Médiathèque de Brunoy - 20 mars 2020

La romancière britannique Kate Mosse revient ici avec le premier tome d'une trilogie de roman historique dans la veine de la trilogie du Languedoc (Labyrinthe, Sépulcre et Citadelles). La narration est différente, il n'y a plus d'alternance entre passé et présent. Au contraire, après une ouverture en Afrique du Sud en l'an 1862, l'ensemble du roman se déroule en 1562 en France, à Carcassonne et Toulouse. Nous y retrouvons Minou Joubert, une jeune fille de 19 ans, fille d'un libraire catholique. La vie de la jeune fille bascule lorsqu'elle rencontre Piet Reydon, huguenot, et surtout, lorsque s'enchaine les évènements de cette année 1562 dans lesquels les personnages se trouvent happés. L'une des forces des romans de Kate Mosse est de retranscrire avec un sentiment d'exactitude l'atmosphère d'une époque révolue. C'est, ce qui m'avait séduit à la découverte de Labyrinthe et de l'histoire des cathares. C'est ce que je retrouve aujourd'hui dans la Cité de feu à la veille de la première guerre de religion. Cela s'explique en partie par l'amour de l'auteure pour la ville de Carcassonne, dont elle rend une fidèle description à travers ses pages.
Kate Mosse sait construire ses personnages et l'atmosphère de ses romans. Les tensions entre catholiques et huguenots sont bien rendues, le mode de vie de ces personnages du XVIe siècle est réaliste. L'auteure est connue pour son travail de recherche, cela se ressent. Une autre constante des romans de Kate Mosse, que l'on retrouve dans la Cité de feu, est la place centrale des femmes dans le déroulé de l'intrigue. Qu'elles soient honnêtes et sincères comme Minou, effacées puis fortes comme sa tante ou sombres comme Blanche, chacune de ces femmes a une psychologie bien distincte mais néanmoins complexe, parfois caricaturale (la tante de Minou, personnage attachant, me laisse néanmoins un gout amer au regard du retournement peut être trop direct de sa psychologie à la fin du roman). Sans le penser comme un roman féministe, il est certain que Kate Mosse a cherché à montrer l'importance des femmes dans l'évolution des mentalités de leurs époques à travers cet ouvrage. Les personnages masculins toutefois, ne sont pas en reste.
Pour être tout à fait honnête, bien que captivant, ce roman n'a pas su me faire vibrer comme l'avait fait Labyrinthe. Cela est-il dû à une impression de déjà-vu (un mystère familial qu'il faut désépaissir) ou à un regard plus acéré sur la période historique concerné, je ne saurais le dire. Il n'en reste pas moins que ce roman procure un plaisir certain à sa lecture et donne envie de découvrir la suite des aventures de la famille Joubert, ce qui est, peut-être, le plus important.

L'imagier de l'été (Anne Bertier)

note: 5A bientôt l'été ! Médiathèque de Brunoy - 20 mars 2020

Le soleil, la mer, les algues, les petits poissons, les bateaux, la glace, le sable.. Tout y est !
Un grand album de l'été. A partir de 3 ans.

La petite lumière (Antonio Moresco)

note: 5Inclassable Médiathèque de Brunoy - 20 mars 2020

Ce livre relate l’histoire d’un vieil homme qui vit seul en pleine montagne, dans un hameau abandonné. On suppose que c’est peut-être dans les Alpes italiennes mais rien n’est précisé. L’homme semble s’être retiré du monde, on ne saura pas pourquoi. Il observe tout le long de la journée, avec étonnement et effroi, une nature qui au fil de la lecture, semble de plus en plus hostile et déchainée. (Un sous-bois féroce, des formes végétales qui s’entrelacent et se combattent…) Et tous les soirs, le vieil homme s’assied sur une chaise, face à la montagne, une chaise qui chaque soir s’enfonce un peu plus dans la terre. Et un soir, de l’autre côté de la ravine, le vieil homme aperçoit une petite lumière qui s’allume toujours à la même heure, toujours au même endroit, dans les bois. Mais qu’est-ce peut bien être cette petite lumière se demande le vieil homme ? Alors, un jour, il décide de contourner le ravin et de partir en quête de cette lueur. Au bout du chemin (de ce parcours initiatique pourrait-on dire), le vieil homme découvrira une maison où vit seul un jeune garçon. Je n’en dirai pas plus pour ne pas déflorer la seconde partie, tout aussi mystérieuse. J’ai vraiment été séduite par ce livre inclassable (une fable, un conte, un récit initiatique ?) L’écriture est très poétique avec une très forte évocation de la nature, une nature presque ennemie. C’est aussi une réflexion sur ce que nous sommes au milieu de ce grand tout ! Tout ce que je peux dire c’est que cette petite lumière m’accompagnera longtemps

Jeux de doigts et comptines à gestes

note: 5Comptines a mimier Médiathèque de Brunoy - 19 mars 2020

Nos petits vont adorer écouter et apprendre les jeux de doigts . Un petit guide explicatif, simple et bien illustré y est joint. A mettre entre toutes les mains des parents et professionnels de la petite enfance ! Génial !

Sur le toit de l'enfer (Ilaria Tuti)

note: 5Remarquable ! Médiathèque de Brunoy - 19 mars 2020

Ilaria Tuti signe ici le premier roman de sa série consacrée au personnage de Teresa Battiglia, commissaire d'une soixantaine d'années, amère et solitaire. Après la découverte d'un cadavre, c'est un semblant de huis clos qui se joue dans le petit village de Traveni dans les montagnes du Frioul, en Italie. Là, le commissaire doit faire face au silence, aux secrets et à la solidarité des villageois, tout en luttant contre la maladie qui la ronge progressivement et commence à impacter son travail.
Tout dans ce roman est remarquable, de l'atmosphère oppressante des forêts de montagne en passant par l'intrigue et la conception psychologique des personnages. La psychologie est d'ailleurs au centre de ce roman : Teresa Battaglia, spécialiste du profilage criminel, se trouve en prise avec un criminel au profil peu banal et doit revenir à la source d'expérimentations psychologiques historiques afin de mener à bien son enquête. La découverte d'un personnage principal bien construit, tout en subtilité entre son rôle de femme d'ordre et le combat mené contre sa décrépitude personnelle fait toute la force de ce roman. C'est en fait chacun des personnages d'Ilaria Tuti qui constituent la richesse de ce roman, tous ciselés, des adultes secrets et mystérieux, aux enfants aussi sombres que lumineux, mais à vrai dire, véritables héros de ce roman.
Ce roman est captivant car il est réel. Les arcs de l'intrigue s'imbriquent parfaitement et font surgir tour à tour toutes les émotions possibles : la peur, la joie, l'indignation... Finalement, ne reste à la fin qu'un sentiment d'injustice au regard des erreurs des hommes et d'impatience à l'idée de découvrir le commissaire Battiglia dans une nouvelle aventure.

L'héritage du temps (Dominique Loreau)

note: 5Du bonheur Médiathèque de Brunoy - 18 mars 2020

A lire avec bonheur en prenant son temps, comme nos aïeux avaient l'habitude de le faire.
Un retour aux habitudes simples pour la santé, la nourriture ...Un petit livre à découvrir !

Un pied au paradis (Ron Rash)

note: 4Un vrai roman noir, un Nature writing très prenant Médiathèque de Brunoy - 18 mars 2020

C’est d’abord l’histoire d’un lieu, d’une terre : le comté d’Oconee en Caroline du Sud, dans les états du sud des Etats-Unis. Elle a été foulée tout d’abord par les Indiens Cherokee qui y ont laissé des traces profondes. Puis les Occidentaux sont arrivés. Ils se sont mêlés à eux mais en fin de compte ont exterminé tous les récalcitrants. Et ils étaient beaucoup. C’est maintenant à leur tour de disparaître. En effet, La Power Carolina, une compagnie d’électricité a passé un accord avec l’État et a racheté toutes les terres alentours pour les engloutir et construire un barrage. Voilà pour le lieu et l’ambiance. Les faits débutent dans les années 50. Ce roman choral débute par le récit du Shérif Alexander. Un enfant du pays qui s’est sorti du destin tout tracé que lui réservait cette terre : être fermier, comme tous les Alexander avant lui depuis qu’ils avaient débarqué dans cette contrée, il y a bien 150 ans.
Un conflit de voisinage entre les Winchester et les Holcombe semble avoir mal tourné. Il se rend sur les lieux. Holland Winchester a été assassiné d’un coup de fusil, sa mère en est sûre, par Billy Holcombe, leur voisin parce que son fils avait approché d’un peu trop près la séduisante femme de ce dernier. Mais le mort est introuvable. Et sans cadavre, pas de meurtre... Plusieurs protagonistes de cette sombre histoire donnent leur point de vue, à tour de rôle. C’est un vrai roman noir, un Nature writing très prenant, très réussi. Où le poids des traditions, des superstitions et la misère de ces gens simples pèsent comme une chape de plomb sur leur liberté de pensée et la façon de considérer leur avenir.

Imagine (Claire Dé)

note: 5L'imaginaire... Médiathèque de Brunoy - 18 mars 2020

Un livre sensible pour découvrir l'émotion de la couleur.

La Vie dont nous rêvions (Michelle Sacks)

note: 4Exploration des rapports de domination au sein du couple Médiathèque de Brunoy - 18 mars 2020

La première phrase du livre : « Vous nous verriez, je pense que vous nous détesteriez. On dirait les acteurs d’une publicité pour une compagnie d’assurances, dégoulinants de bonheur. La petite famille idéale et sa petite vie parfaite. » Sam et Merry, deux jeunes et séduisants parents, ont quitté Brooklyn pour s’installer en Suède avec leur charmant bambin pour fuir le stress et la pollution. Bien qu’ils mènent une vie en apparence idyllique, Merry est en proie à la dépression et n’éprouve aucun amour pour son enfant. Pire, elle en vient à le maltraiter physiquement et mentalement. De son côté, Sam se révèle tyrannique et manipulateur, ne sachant gérer des traumatismes subis dans son enfance. Il cache aussi à sa femme une situation financière catastrophique, ne subsistant qu’avec l’apport constant d’argent que lui envoie une mère aussi riche que castratrice. La situation empire avec l’arrivée de Frances, l’amie d’enfance de Merry, autant adulée que détestée par la jeune femme. Dans la lignée d’une Lionel Shriver, un premier roman glacial et terrifiant, qui explore les rapports de domination au sein du couple et de l’amitié, les traumatismes subis dans l’enfance et la perversion des rapports humains derrière les apparences les plus lisses. La sud-africaine Michelle Sacks nous entraîne dans une spirale où chaque personnage révèle son double visage, et fait sauter en éclats au passage quelques tabous.

Deux moi (Cédric Klapisch)

note: 3Sympa Médiathèque de Brunoy - 18 mars 2020

Un bon Klapisch, pas de grosses surprises mais une jolie histoire, plaisante à regarder, un anti-déprime à conseiller :)

Idaho (Emily Ruskovich)

note: 4IDAHO d'Emily Ruskovich Médiathèque de Brunoy - 13 septembre 2019

Lors d'une chaude après-midi d'août 1995, au nord de l'Idaho, dans une forêt de bouleaux, Wade empile des bûches à l'arrière du pick-up familial tandis que sa femme, Jenny, les élague à la hachette. Leurs filles, June, 9 ans, et May, 6 ans, gambadent alentour, se chamaillent. Puis la mère demande à faire une pause, s'installe sur le siège du passager et déguste une citronnade. "Elle tient toujours la hachette dans sa main droite, qui pend par la portière". May arrive par derrière. Survient l'impensable. Un infanticide incompréhensible. June, elle, s'enfuit... Un premier roman d'une grande profondeur, aussi dramatique qu'obsédant.

Dans les angles morts (Elizabeth Brundage)

note: 4Un roman noir et psychologique Médiathèque de Brunoy - 3 mai 2018

« Des fantômes, un meurtre, un psychotique terrifiant qui a pourtant l’air normal, et une écriture superbe. » Stephen King.

La tresse (Laetitia Colombani)

note: 5A dévorer sans retenue ! Médiathèque de Brunoy - 25 août 2017

Trois femmes avec la même soif de liberté...
Inde : Smita, une intouchable, réalise qu'elle devra fuir afin d'échapper à sa misérable condition.
Sicile : Giulia, ouvrière dans l'entreprise paternelle, découvre que la ruine menace sa famille.
Canada : Sarah, promue à un belle carrière au sein d'un cabinet d'avocats, apprend qu'elle souffre d'une terrible maladie.
Trois femmes bouleversantes, liées entre elles, sans le savoir, décident de changer alors le cours de leur vie.

La loi du marché (Stéphane Brizé)

note: 4A voir absolument ! Médiathèque de Brunoy - 24 août 2017

Après un licenciement économique, Thierry se retrouve au chômage. Entre les rendez-vous inutiles auprès d'une agence d'emplois et les entretiens, il doit subvenir aux besoins de sa famille. Un jour, il finit par retrouver du travail comme agent de sécurité dans une grande surface. Officiellement, il doit surveiller les clients pour empêcher les vols. Jusqu'où ira t-il dans la compromission afin de garder son travail?

Magnifiquement filmé, ce film noir décrit une situation sociale très dure. La caméra suit Vincent Lindon sans porter le moindre jugement sur les faits et les situations. Chacun reste libre de se faire son avis sur la complexité des faits.
COUP DE CŒUR!!!

Irréprochable (Sébastien Marnier)

note: 5Angoissant ! Médiathèque de Brunoy - 24 août 2017

Un film angoissant, qui monte en puissance et remarquablement joué !

Whiplash (Damien Chazelle)

note: 5Un film a voir et à revoir ! Médiathèque de Brunoy - 9 juin 2017

Avant "La la land" Damien Chazelle nous offre un film rythmé où le spectateur retient son souffle à chaque instant !

Le chien Croquette (Marie Darrieussecq)

note: 3Surtout ne jamais prendre les croquettes du chien ! Médiathèque de Brunoy - 19 mai 2017

Un album drôle aux couleurs tranchées qui met en scène une petite fille et un chien très particulier...

Retour Haut